Follow me et quoi encore !

bElle aurait pu lui dire…
Je t’aime
Ti amo
Agapimou
Follow me
et quoi encore !

Fallait pas démarrer
Elle se savait pas jouer
Fallait pas l’ignorer

Ses sacs sur le siege arrière
Lourde la peine
Qui bat des ailes et se tire
Elle aurait pu lui dire…
Je t’aime
Ti amo
Agapimou
Follow me
et quoi encore !

Coquille de nacre
poudre aux yeux
jeux de massacre
Elle sait se battre

A terre elle pouvait encore lui dire
Mais fallait pas demarrer

Elle savait pas jouer pas comme ça
Avec la violence de ses silences
Elle aurait pu en crever

Courir pour un mot d’amour
Elle sait plus faire, y a plus de toujours

Elle aurait pu lui dire…
Je t’aime
Ti amo
Agapimou
Follow me et quoi encore !

Lise Dest 12 dec 2007 – Follow me – acrylique et or sur toile Lise Dest

 

Du Soufre Au Coeur

chez Alphée
le 23 avril.

Nouveaux mots
couv-leguern-soufreaucoeur-argu Fumées et parfums envoutés
Le coeur qui s’éprend qui bat
et qui boxe la vie
les routes et les détours
En caresses et chemins hauts
Du Soufre Au Coeur d’Arnaud
le Guern

 

D’hier

De nos regards croisés, un soir d’été, s’agite une tresse magique de silences et de secrets. Au puit de mes paumes tu as déposé des mots et des pages, rien de ce qui a été lu ne me quittera.
Dans mon hacienda, blottie contre le « visage d’un Turc en pleurs » c’est un poignard que tu as planté dans ce qui me restait de coeur, une lame par toi plongée dans le miel, le feu, le meltem et le sel brûlants.
Voyageuse insolente, marée haute à en crever, c’est une déferlante incontrôlable qui casse les digues de la raison, vague qui m’enchaîne et m’entraîne au profond d’un gouffre inconnu : Le plaisir de cette écriture envoûtée.
L’Art a tout prix, au flot de ton sang jusqu’à l’épuisement, jusqu’à l’écoeurement
Noisette et jade mélangés, la couleur de tes yeux envahie les carnets et le clavier
où tes gégouts ont fini par faire alliance avec tes goùts.

Écrire pour être publié… Toujours la même croisade entre toi et l’attente.

Lise Dest

* Visage d’un Turc en pleurs – Marc Edouard Nabe
Gallimard – l’Infini

Site de Marc edouard Nabe : alainzannini.com

 

Aliénée d’amour dans la clarté et la brume lunaire
Je réciterai les vers de notre opéra
Au profond des abysses, parées d’algues et de corail
Bercée à la complainte des fougères
Filles de mémoire aux lithanies assassines
Sous la lumière
Tu me trouveras étendue
Au chant pâle de lune, refrain d’étoiles sacrifiées
Au mépris du zodiaque tailleur de linceuls lactés
Je me coule dans un lit de miel et de moire
Je ne serai plus jamais seule
Au dessus du miroir.

Lise Dest

 

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