Battre

Battre, le temps plus violent plus brûlant que le sable dans la tempête. Battre, le marbre glacé sous les pas d’après minuit lorsque la nuit arrache le sommeil. Battre, les sentiments couchés comme blés sous le poids des enfants joueurs aux prés de l été. Oui battre tout ce qui vit autour de la prairie, des passages de ville, battre les ombres et la lumière, le soleil qui annonce les fêtes et les rires, battre, pour ne pas en tomber de colère. Battre pour ne pas en mourir de chagrin.

Qui es tu, toi qui regardes l ‘autre sombrer. Qui es tu donc pour le juger en toute folie ?

Attrapes la rime.

L’écume caressante.

Laisses ouvert le volet de fer.

Cueilles coquelicots et muscari.