MISS BAKER MORTENSEN
« OVER THE RAINBOW»
En vérité je n’ai jamais trompé personne
J’ai parfois laissé les hommes se tromper eux-mêmes
Marylin Monroe
Ma « misfit », ma belle de juin, mon ange plateau, celle qui résonne en écho de mon existence, ma « gueule d’amour », c’est elle : Marylin Monroe.
Eye-liner au cœur, overdosée d’élégance, chimère suspendue au dernier croissant de lune de cet été 62, Miss Monroe arrive coulée de satin rouge et beige, allégée de cette peur qui lui brûlait les entrailles. Effaçant d’un coup de hanche la toile fine et collante qui lui servit de peau, lisse et céleste, elle appartient au ciel qui lui rend grâce et s’enflamme au couchant de cette nuit d’août. « Over the rainbow » Miss Monroe.
Hollywood et l’Amérique toute entière, pour ce dernier crépuscule, inscriront ensemble en noir sur blanc, typographie grand corps et mots à crever un ciel empourpré de regrets : THE END !
Clap de fin, baignée de douleur, la douce insomniaque ne s’éveillera plus. Paupières définitivement lourdes sous le fard étalé au regard bleuté de fausse blonde, rien, rien que le silence qui s’habitue sous les cils sans frissons, et le doigt de fusain dessinant sous le halo l’esquisse sombre de l’assassinat d’une étoile.
Infiltrée sur la route des perséides, à la vie à la mort ! Jusqu’au dernier sacrifice au vent de Californie, lorsque le soleil se lève pour tous, l’ombre sublimée de Miss Monroe pénètre le ventre de la nuit.
Dans les profondeurs obscènes qui absorbent Norma Jane Baker et s’emparent à jamais de Marylin ; elle trinque par delà les nuages.
Il y a bal ce soir sur le plateau des anges ! Les géants sont tous là, héros insaisissables en habits d’hirondelles, ou bas de soie, parfum de « Mademoiselle » sur rubans de satin. Ils sont venus boire, s’enivrer autant qu’Elle savait le faire, ils sont là pour partager cette mélancolie jubilatoire, ce rêve profane : tenter d’apercevoir au fond du cristal « la nef des fous » et s’éloigner du monde terrestre comblés de désir…
lise dest /2003
Comments
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Bel hommage à cette grande dame
Mdéa
Oui, bel hommage à celle que nous chérissons .
alors tu l’as fini le “dernières séances” ?