Mon bateau s’appelera Ulysse

Mon bateau s’appelera Ulysse
Sur les eaux sombres et cassantes
de la mer Egée
Je te ramerai vers Patmos
Ile sacrée de l’Apocalypse
Nous regarderons battre les flots
Sous l’orage
Qui prépare
Le grand festin des dieux.

lise dest

 

Demoiselle…

pavot

Demoiselle, aux coquelicots
en habit d’hirondelle
parfumée de « Mademoiselle »
il y est des graines,
graines de bonheur

Au parfum d’hier
qu’il faut par ce jour
planter ailleurs
que dans votre coeur

Demoiselle, en noir
qui de couloirs  en corridors
arpentez le soir
d’un saut de gazelle

Semez, oui semez
vos  pavots d’amour
la pluie arrive pour inonder
les mots de toujours

Demain, sera
Sera comme il voudra
Alors Demoiselle
Courrez
et caressez le lierre

Il espère l’empreinte
legère de votre main
Enfin, si légère
Aprés l’hiver

Il attend depuis longtemps
de vous apercevoir
le coeur sauvage
l’oeil frisant
au printemps

Il s’accroche
de vous savoir en sourire

 Lise Dest /04-2007

 

Ciao

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Jean Pierre Cassel vient de quitter notre printemps,
Envolé jeudi des planches pour aller faire… palir le ciel d’avril de son regard azuré.

 

Le silence du tueur

Comme il est long
Long à fuir
Ce souvenir qui
se tapi, mouvant dans
son silence, de tueur
dans le moindre instant.
Combien de temps encore ?
pour voir partir
le décalcomani de la peur

Je ne connais pas de saison
pour déposer
le silence du tueur

Aucune odeur, au désordre,
Pourtant l’âme est morte
et le corps a prit la fuite
Tout était calme
Mais,
dans le noir, tout était froid
Comme il prend le temps
à mourir
le silence du tueur

Aucune raison,à la terreur
Si ce n’est celle
Du voleur
Voleur d’âme
qui se sert dans l’adolescence

Comme il est long
Ce souvenir
Ni mot, ni repaire
Juste se taire
Partir, avant d’avoir été

Ne plus, ne pas savoir
Si le corps s’est échoué
en printemps, en Hiver
ou bien Eté ?
Pourtant la mémoire échappée
dit le toucher
dit le désespoir

Comme il est long
A fuir
Le moment, du vol à l’arraché
Celui du silence du tueur

Jouer à la marelle
Du ciel à l’enfer
c’est idem pour le poème.
Ne pas, ne plus pleurer
rester éveillée
Ne pas, ne plus plus dormir
Surtout
Ne pas en mourir

Comme il est long à fuir
Ce souvenir
Prendre la craie
réinventer
Le ciel et l’enfer
ET
Penser à ne pas en mourir

lise dest /21-04-07/ ou 1970 …

 

Révolte

Acrylique sur toile-format marine
Revolte

Cette toile appartient a mon ami Michel Frenc
Michel Frenc …Myspace
Michel Frenc …FaceBook

 

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