Mikel qui s’est mis en repos de l’écriture pour quelques temps
Tempo indispensable.

ECLAIR 

Refrain qui jamais ne désemplit
Qui jamais ne désenchante
Refrain qui va EN ALLANT
Et qui avance ET QUI MARCHE
Ne soulevant pas non
ELEVANT oui
Nos fardeaux jusqu’à la lumière
Nos peines cassant farouchement la barrière
EN UN CHANT qui crie au ciel
Et qui dit "viens ou pars, mais toujours voyage"
Les rivières encombrés de jolis oiseaux piaillent et secouent
LEURS AILES DE MARBRES
LEURS AILES DE METAL
Et les tonnerres ou les volcans
Posent des questions, baisent le ciel de lave
Racontent des énigmes fascinantes
MAIS DEBOUTS DANS LA MARE
MAIS SECOUES DANS UNE FLEUR
ET REPUS D’ALTITUDES
Vertes, volantes et précipitées,
farandoles en l’air pourfendant d’un trait les armées et les mondes
Unisson
Chant
Marée
D’ailleurs, les arrêts ténébreux ne font pas de contreparties lorsque,
emplis de croyance extra-lunaires et apothétiques,
ils nous déversent la mer en ramenant tempêtes,
nuages, soleils et feux en un même pari, en une même étreinte
Cris de chiens
Tremblements et tintements
Venelles encombrées
Villes pas assez envahies
Villages gavés d’arbres et d’autres décors
Tambours POUR LA PAIX
Et pour les moineaux surtout
Un coeur pour des tombes et des mourants
Une fête "à la turque"
En Espagne, en Allemagne,
en Russie et dans les palmiers
Bougies – de soleils
Cordons – d’avenues désertes
Danses – là-bas qui reviennent le soir
Bouger les jambes avec des tissus d’Orient
Mouvoir les bras avec des habits de reine d’Egypte
Remuer sa tête dans un courant d’air marin
fossoyeur du temps à l’arrêt

 

Mikel Benoit

 

André Comte Sponville

Parler d’amour, n’a jamais suffi
à être amoureux ou à s’aimer.
_________________________________

L’homme n’est pas Dieu.
Faisons au moins en sorte
et l’on n’en a jamais fini
qu’il soit a peu près humain.

 

 

André Maurois

L’amour supporte mieux l’absence ou la mort,
que le doute ou la trahison

 

Les jours sont fragiles


Les jours sont fragiles
hier a t-il encore
un nom ?
Les nuits sont paisibles
hier se perd comme
sirènes aux rêves
des marins.
Les jours sont fragiles
les pensées de l’aube
altèrent a peine
le ciel qui se lève
A quoi bon comprendre
à bouches fermées
le sens des départs.
Que faire lorsque
le paradis pleut .
Et toujours,
vigne sur la pierraille
qui s’accroche sans bruit.
Les jours sont fragiles
Ils osent, se posent
comme grain de beauté
sur la peau des mots.
Un tête à tête
aux heures sacrées
du levé des étoiles
pour n’être qu’une,
n’être qu’un,
être seul, n’être rien.
Pourtant
La nuit est paisible

étendue,
le vaste rivage
du silence
conte encore et encore
un étrange partage
chante la rose
et l’hirondelle
l’envol des demoiselles
Les jours sont fragiles
au soleil qui se fait
sage
à la nuit qui fait
rage.

Lise Dest /26-8-07

 

 

Guillaume Apollinaire

Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore
Près du passé luisant demain est incolore.

 

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