« Marche face au soleil
sans craindre la brûlure du bonheur
et laisse ton ombre lutter
contre les ténèbres dans ton dos. »
Li-Cam
« Marche face au soleil
sans craindre la brûlure du bonheur
et laisse ton ombre lutter
contre les ténèbres dans ton dos. »
Li-Cam
En se séparant d’un voyageur
送 別
下 馬 飲 君 酒
問 君 何 所 之
君 言 不 得 意
歸 臥 南 山 陲
但 去 莫 復 聞
白 雲 無 盡 時
Je descendis de cheval ; je lui offris le vin de l’adieu,
Et je lui demandai quel était le but de son voyage.
Il me répondit : Je n’ai pas réussi dans les affaires du monde ;
Je m’en retourne aux monts Nan-chan pour y chercher le repos.
Vous n’aurez plus désormais à m’interroger sur de nouveaux voyages,
Car la nature est immuable, et les nuages blancs sont éternels .
En écrivant ce poème, vers l’an 750, Wang Wei ne pouvait se douter de ce qu’il en adviendrait plus de onze siècle plus tard chez les barbares de l’ouest.
Ce recueil, que deux traductions successives éloignent déjà de l’original, fut offert à Gustav Mahler qui, pour composer Das lied von der Erde (Le chant de la Terre) en sélectionna sept pièces de Li T’ai Po, Ts’ien Ts’i, Mong-Kao-Jèn et Wang Wei, le poème final étant celui que nous présentons,
Ne reprochons pas à Mahler, d’avoir un peu « arrangé » ce texte, car il en a tiré l’ un des plus purs chefs d’œuvre de la musique occidentale.
Mahler signe là sa dernière œuvre achevée et son ouvrage le plus accompli. L’instrumentation est partout d’une transparence et d’un dépouillement extrêmes, forme unique à l’époque. La conclusion, bouleversante de douceur et de retenue, apporte une réponse positive à la poignante déploration funèbre qui, avant le dernier poème, chantait la lassitude et le désespoir de l’homme, prisonnier de ce bas monde »
Notons qu’une des plus grandes interprète de cette musique,
la chanteuse Katleen Ferrier,
terminait régulièrement ses interprétations publiques
sans pouvoir retenir ses larmes.
sources : http://20six.fr/xiao-blog/art/31006551
Photo Ferrier Official site
Le silence,
voila ce qui semble rassembler
les visiteurs de cette exposition après en avoir quitté le lieu.
5 mars – 2 juin 2008 –
Centre Georges Pompidou Paris
Une oeuvre, qui oscille entre figuration et abstraction,
obéit à une logique subjective, basée sur l’émotion, la mémoire,
la réactivation des souvenirs d’enfance.
cette exposition rétrospective de l’oeuvre de Louise Bourgeois
présente plus de 200 oeuvres (peintures, sculptures, installations, dessins, gravures, objets)
réalisées entre 1940 et 2007.
Merci B. pour cette info.

Lise Dest
Moulins à prières
Encre, pastels, sur papier griffé
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Lise Dest
Acrylique sur toile plâtrée
22 avril 2008
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