Li-Cam

«  Marche face au soleil
sans craindre la brûlure du bonheur
et laisse ton ombre lutter
contre les ténèbres dans ton dos. »

Li-Cam

 

Wang Wei / Gustave Malher /Katleen Ferrier

www.youtube.com/watch

En se séparant d’un voyageur
送 別

下 馬 飲 君 酒

問 君 何 所 之

君 言 不 得 意

歸 臥 南 山 陲

但 去 莫 復 聞

白 雲 無 盡 時
Je descendis de cheval ; je lui offris le vin de l’adieu,
Et je lui demandai quel était le but de son voyage.
Il me répondit : Je n’ai pas réussi dans les affaires du monde ;
Je m’en retourne aux monts Nan-chan pour y chercher le repos.
Vous n’aurez plus désormais à m’interroger sur de nouveaux voyages,
Car la nature est immuable, et les nuages blancs sont éternels .

En écrivant ce poème, vers l’an 750, Wang Wei ne pouvait se douter de ce qu’il en adviendrait plus de onze siècle plus tard chez les barbares de l’ouest.

Ce recueil, que deux traductions successives éloignent déjà de l’original, fut offert à Gustav Mahler qui, pour composer Das lied von der Erde (Le chant de la Terre) en sélectionna sept pièces de Li T’ai Po, Ts’ien Ts’i, Mong-Kao-Jèn et Wang Wei, le poème final étant celui que nous présentons,
Ne reprochons pas à Mahler, d’avoir un peu « arrangé » ce texte, car il en a tiré l’ un des plus purs chefs d’œuvre de la musique occidentale.

Mahler signe là sa dernière œuvre achevée et son ouvrage le plus accompli.
L’instrumentation est partout d’une transparence et d’un dépouillement extrêmes, forme unique à l’époque. La conclusion, bouleversante de douceur et de retenue, apporte une réponse positive à la poignante déploration funèbre qui, avant le dernier poème, chantait la lassitude et le désespoir de l’homme, prisonnier de ce bas monde »

Notons qu’une des plus grandes interprète de cette musique,
la chanteuse Katleen Ferrier,
terminait régulièrement ses interprétations publiques
sans pouvoir retenir ses larmes.


sources : http://20six.fr/xiao-blog/art/31006551
Photo Ferrier Official site

 

Louise Bourgeois à Beaubourg

Le silence,
voila ce qui semble rassembler
les visiteurs de cette exposition
après en avoir quitté le lieu.
5 mars – 2 juin 2008 –
Centre Georges Pompidou Paris

Une oeuvre, qui oscille entre figuration et abstraction,
obéit à une logique subjective, basée sur l’émotion, la mémoire,
la réactivation des souvenirs d’enfance.

cette exposition rétrospective de l’oeuvre de Louise Bourgeois
présente plus de 200 oeuvres (peintures, sculptures, installations, dessins, gravures, objets)
réalisées entre 1940 et 2007.

 

Merci B. pour cette info.

 

Prière

tibet

Lise Dest
Moulins à prières
Encre, pastels, sur papier griffé

 


 

Lise Dest

Acrylique sur toile plâtrée
22 avril 2008

 

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