Je voudrais t’écouter, ce soir

Il me disait de cette voix lourde de passion, qui reste en chacun de nous, lourde d’impatience « n’ai jamais peur », jamais peur de dire, n’ai jamais peur de ton coeur.

Et si les mots que tu écris, que tu glisses au vent, que tu lâches
Si ces mots qui racontent tes rires s’écrasent contre le mur construit en face…
Tant pis, ma douce, ils valent la peine, celle de tes secrets, celle de tes peines, celle de te savoir, de te recevoir, autant ceux qui s’offrent maintenant au bras de la girouette de nos amours

Il disait : T’as le blues ?
Prends un « taco » ne traîne pas, viens !
Et je venais, m’asseyais face a lui, c’était parti, la pluie et le soleil, l’orage des grandes plaines de Mongolie, la chaleur d’Andalousia, rouge le vin d’un verre a l’autre, pourpre les coeurs d’un bord à l’autre de la table

Je voudrais t’écouter, là, maintenant, ce soir, prendre un taco, et te rejoindre,
Mais, ce serait un curieux chemin pour rien. Les volets sont clos désormais au 8 de ta rue,
et le Panthéon m’offrirait une ombre bien trop belle, les rayons ultimes du soleil, qui traceraient sur les pavés de la place une dédicace a hurler.

Il disait des choses simples et des mots qui coulent à jamais dans mes veines.
Ses mots, je les je garde pour moi seule.
Silence, laissez votre patience en paix, je les garderais toujours secrets

Ce soir à court de parole, à court d’envie, le vide claque l’écran et je repense à ce qu’il répétait a voix basse, entre ses mains longues et blanches mon visage blotti j’écoutais ne le quittant pas des yeux, et je l’entendais murmurer : « n’ai pas peur » bon dieu !

J’aimerais vois-tu, mais je suis glacée comme aux pires instants
Et je suis terrifiée, demain ressemble à jamais
Demain, c’est hier sans point de suspension pour longtemps encore

Je voudrais t’écouter, là, ce soir, prendre un « taco », et te rejoindre,
Mais ce serait un bien insupportable voyage pour rien.
Les volets sont clos désormais au 8 de ta rue.
Certes le Panthéon m’offrirait une ombre magicienne, comme le soleil qui se transformerait en phare face a mon naufrage, et en rythme tracerait sur les pavés de la place une dédicace a hurler.

 

J’ai eu tort et le diable me mord

Il ne manquait que des anges pour nous
promesse ou choix fou pour Lou

Les séraphins font silence ce soir
petite fleur au paradis clair
te voila, là, si légère
je saigne, de penser que c’est la nuit
qui t’accueille a cet instant

Au grand vent du bel âge
je suis, et ne suis pas sage
je porte la douceur d’un soir
ou j’ai osé souffler sur les nuages

je rentre sans toi
Lou, qui ne fera jamais de voyage
ce soir, je ne pense qu’à ça
Lou, qui jamais ne dormira

Je construirais mes demain
ici, là ou je pose mes pas, c’est la vie a l’envers
comme ce ciel d’été qui hurle ton nom

De l’autre cote de la rue les gens passent
cigales et fourmis du temps présent
si présent, à l’absence
les rives m’agacent
je ne suis plus celle que j’étais`
Lou
tu devais m’époustoufler
sans détour tu triches et pars
loin vers le silence
on s’était promis toute une vie
le parc et la petite souris

Lou, il n’y a pas de mal pour un bien

Dites moi comment oublier
J’ai essayé d’inverser le grand sablier
de battre le rappel des éclats perdus
des sous entendus, et des rires
mais ceux des enfants de la rue
me brûlent les chairs
a en incendier la nuit tout entière

le temps s’en fout, et mon coeur s’affame

J’ai eu tort et le diable me mord
la vie s’en fout du grand incendie
dans les étoiles, du feu de la mort
j’ai joué avec le hasard
juré, à la mort à la vie
qu’ils m’oublient les rois mages
pour n’avoir pas été sage
défié le temps, l’age et les outrages

il n’y avait pas de mal, a vouloir être bien

Lise Dest – 24 aout 2009 -

 

Un nouveau lien, une rencontre, une découverte

Thierry METTIER, Peintre
Un voyage émouvant, des pages a tourner encore et encore
Le geste vous percute et vous caline en même temps.
Les couleurs vous frôlent tout en déchirant le papier…


ET…puisque mon site se fait capricieux, allez directement dans mes liens ou recopier celui ci dessus…Bon voyage

Merci pour ce voyage, qui se prolongera

Lise Dest /8/8/2009

 

© 2009-2010 Lise Dest All Rights Reserved -- Copyright notice by Blog Copyright