http://www.youtube.com/watch?v=g-oLmOm9vk
Avalanche leonard Cohen

80 Premieres mesures de l’excellent film de Olivier Marchal
« MR73″

http://www.mr73-lefilm.com/

Epoustoufflant, une descente aux enfers magistralement rythmée,
sur fond d’histoire vraie.

Des destins brisés, des ombres fascinantes et dechirantes de vérité, celle de la vie crue avec pour seul compromis la délicatesse du désespoir.
Un grand film d’Olivier Marchal avec lui Melville est tres proche.
Magnifiquement servi par des acteurs sublimes
(Daniel Auteil, Olivia Bonamy, Catherine Marchal, Philippe Nahon, Francis Renaud, Clement Michu, Gerarld Laroche…)

Lise Dest

 

Pierre Vaneck

176056-pierre-vaneck-156x133-2 Le comédien Pierre Vaneck est mort

Brillant comédien, homme profondément
attachant
nous lirons certainement :
« une voix une élégance et cette présence »…

Et tout cela sera vrai et plus
Pierre Vaneck de cette race si rare de comédiens, aussi puissant qu’aérien, au théatre, au cinéma, comme a la télévision…
Peu importe le rôle Pierre Vaneck a offert avec discrétion un talent immense et une générosité certainement plus grande encore que celle que l’on lui connaissait.

Bon voyage Monsieur, vous nous manquez déjà

Lise Dest

Visage populaire du théâtre et du cinéma français, Pierre Vaneck est mort dimanche matin, à l’âge de 78 ans, a-t-on appris dimanche auprès de son agent. (AFP)

 

Drap de soie drap de Toi

DSC03129 Lise Dest

 

Mon invité de ce 31 janvier 2010/D.

Au travers d’un dernier commentaire
« voleur d’Ames »
mystérieux et attentif, merci a vous D.

Je l’ai croisée un jour par hasard
J’allais sans but sur le boulevard
Comme un tout petit moineau égaré
Contre moi elle est venue se jeter.

Au fond de ses beaux yeux noirs
J’ai vu sa tristesse son désespoir
Souvenir de je ne sais quelle peur
Qu’elle tente d’exorciser en pleurs

Au manège ensuite sommes allés
Sur un cheval sans cesse tourner
Pour que la ronde aussi emporte
Cette souffrance qu’en elle porte.

Quel âge a-t-elle je ne sais point
Mais j’ai envie de lui tenir la main
Et dans la cour rien que pour elle
A la craie tracer son jeu de marelle.

Je lui dessine la terre le ciel aussi
Et la serrant contre moi je lui dis
Ne regarde jamais plus en arrière
Mais devant vers la pleine lumière.

Et la voilà qui de nouveau sourit
Sautant à deux pieds dans le paradis
Les yeux brillants de mille feux
Comme tous les enfants heureux.

J’emporte avec moi sa souffrance
Ses instants d’effroi et de violence
Pour que ne restent en sa mémoire
Que souvenirs de belles histoires.

D

 

Voleur d’âmes

Comme il est long
Long à fuir ce souvenir

Qui frôle la mémoire
Comme il est long
Long à fuir le silence du tueur

Combien de temps encore ?
Pour voir partir
Le décalcomani de la peur

Il n’est pas de saison
Pour déposer
Le silence de la terreur

Aucune odeur au désordre
Pourtant
L’âme
Elle
Est bien morte
Et le corps a prit la fuite

Tout était calme
Dans le noir tout était froid
Comme il prend le temps
à mourir le silence de l’effroi

Aucune raison à la terreur
Si ce n’est celle de la voix
Du voleur
Voleur d’âmes
Qui se sert dans l’enfance

Comme il est long
Ce souvenir qui s’agite
Ni mot ni repaire
Juste se taire
Partir avant d’avoir été

Ne plus
Ne pas savoir
Le corps s’est il échoué
en printemps, en Hiver
ou bien en été ?

La mémoire échappée
Dit le toucher
Dit le désespoir
Dit le noir
Au soir de la honte portée

Comme il est long
A fuir
Le moment du vol à l’arraché

Et l’enfance se balance
Paquerettes a éffeuiller
Miettes à écraser
Au manége du jardin
Voiles et rubans
Anneaux
Pour un tour gagné
Aux sortilèges du chagrin

Jouer à la marelle
Du ciel à l’enfer
c’est idem pour le poème

Ne pas
Ne plus pleurer
rester éveillée
Ne pas
Ne plus plus dormir
Surtout
Ne pas en mourir

Comme il est long à fuir ce souvenir

Prendre la craie réinventer
Le ciel et le paradis
ET
Penser à ne jamais en mourir


Lise Dest /21-04-07/ ou 1970 …

 

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