28 mai 2007

roda-Gil l’anarchiste!
Aujourd’hui, sera jour de pluie pour tous ceux et toutes celles qui t’ont aimé
Aujourd’hui je penserai à TOI, et à Violette, Louisa Alma, Numa, Vlad, à Laura, Jacky et Nicolas…
Aujourd’hui je ferai silence sur ton nom, OUI garder en moi ton prénom
Aujourd’hui j’espére que quelques coquelicots auront fini par pousser
sur la terre qui t’a recueilli en ce mois de mai 2004.
Aujourd’hui nous nous dirons qu’enfin depuis 3 années
tu as retrouvé ta blonde aux yeux bleu sel…
Oui aujourd’hui, c’est à Sylvacane que j’aimerais être, pour t’y offrir un moment de paix une minute de silence et d’amour immense, pour toi pour nous , pour eux…

Aujourd’hui, je pourrai peut etre essayé de m’y faire, peut être.

LE 28 MAI 2004 ETIENNE RODA GIL,
a rejoint tous les patineurs du ciel, la grande cavalerie des poétes,
et des libertaires.
Lisa-Lise Dest

erg

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Disparition.

Un parolier utile au possible Étienne Roda-Gil
Étienne Roda-Gil est mort à l’âge de soixante-deux ans. Il restera comme l’une des plus grandes plumes de la chanson française.

La nouvelle est tombée hier mardi. Le parolier et musicien Étienne Roda-Gil est décédé le week-end dernier à Paris d’une congestion cérébrale. Il avait soixante-deux ans. Pour tous les amoureux de la chanson, c’est une perte immense. Tignasse blanche, doigts jaunis par la cigarette, il était de la race des ciseleurs de mots, un orfèvre qui a habillé de sa poésie chantée les plus grands artistes qui, sans lui, n’auraient sans doute pas eu la même trajectoire. Julien Clerc bien sûr (la Cavalerie, la Californie.) ; Mort Shuman (le Lac Majeur) ; Claude François (Alexandrie Alexandra, Magnolias For Ever) ; Vanessa Paradis (Joe le Taxi, Marilyn et John) ; Catherine Lara (Géronimo, la Femme nue, le Sang des hommes) ; Johnny Hallyday (Cadillac, Mirador, les Vautours) ; mais aussi Barbara, Juliette Gréco, Louis Bertignac. Tous lui doivent d’avoir interprété les plus belles perles du répertoire de la chanson, que Roda-Gil plaçait au plus haut de son travail d’artisan des mots :  » la bonne chanson, aimait-il dire, c’est la remise à jour de ce qui est éternel, le registre émotionnel de tout le monde, des masses, comme on dirait.  »

Roda n’était pas un faiseur. Il travaillait à l’émotion pure, dans l’ombre des chanteurs qu’il aimait servir. Pour lui, les mots étaient une blessure avec plaie ouverte sur l’immensité des sentiments vrais. Le spleen-désir, le romantisme de l’espoir, le souffle des combats à venir., Roda était pétri de tout cela. Sa prose était le reflet de sa  » putain de vie « , comme il disait. Le parolier n’était pas du genre à se laisser impressionner par le show-biz, qu’il fréquentait par la force des choses. Ça n’était pas son monde, encore moins son univers, lui préférant celui des livres, du cinéma, et bien sûr sa femme Nadine, peintre, décédée en 1992, qu’il a adorée plus que tout au monde. Souffrant de sa disparition, il aura ses mots :  » Je veux que le nom de cette femme soit écrit, vous avez bien compris. que c’est ça, l’histoire de ma putain de vie.  »

Né le 1er août 1941 à Montauban, fils de républicain espagnol communiste, Roda n’était pas de ceux qui parlent pour ne rien dire. D’un caractère entier, ce bourlingueur devant l’éternel était un personnage atypique de la chanson. Parolier subtil, homme au coeur gros comme ça, tendre et bourru, il était un être de grande culture. Avec ce petit plus qui fait la différence des êtres d’exception : un regard qui portait loin. La révolution d’Octobre, la Commune, le Front populaire. Il s’intéressait à l’histoire, la grande, comme celle des militants dont il avait pris le parti, vaille que vaille. Roda, anar tendance coco, revendiquait ses racines populaires……

Victor Hache

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