En quelques syllabes,
une muraille s’est construit
quelques lettres bien assorties
ont tagué des moments
lumineux, indigo et gris
un arc-en-ciel de paroles
doux comme un bain de soleil

Ton nom, je l’ai pris
en tendresse, en caresse
c’est comme une rumeur
à l’intérieur, une griffe
qui traverse l’été naissant

Les mots sont lents,
s’inquiètent, de cet abandon
ne savent plus quoi dire
ni quoi maudire, encore moins qui
Deux mois, c’est irréparable
c’est déjà une saison
ça déchire le temps
et les aiguilles du vent

Les lettres se rapprochent
Composent un dernier sonnet
De discorde, des notes rouges
à jeter à la gueule du destin
béante et toujours affamée
de paroles désespérés.

Ton nom, je l’ai pris
en tendresse, en caresse
c’est comme une rumeur
à l’intérieur, une griffe
qui traverse l’été naissant

lise dest-9 juin 2007




Comments

This entry was posted on Samedi, juin 9th, 2007 at 12:47 and is filed under 3- CHANSONS, 4-TEXTES. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.
1 Comment so far

  1. M.Déa on juin 20, 2007 9:50

    J’ai aimé ce texte.

    un arc-en-ciel de paroles

    doux comme un bain de soleil

    Bravo

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