Aux songes maux-roses
pétales clairs évanouis sur le divan de la nuit
je rêve à un autre demain
sans arme, sans chagrin
Cherche aux soirs derniers d’octobre
Ce qui pourrait me faire dire, encore
Aux ailes arrachées des libellules
flotille fragile sur les rives de mon été
Je choisi le masque pourpre
et le manteau bleu de brocard doré
Assise au fond de la barque
je cherche a l’acte manqué
Qui pourrait décrocher la lune
A la mer qui se prend pour le ciel
Qui le trompe et lui vole ses arcs-en -ciel
Lorsque la brume devient
maitresse du vent et de l’écume
Aux étoiles mortes qui se donnent en spectacles
Au loup qui hurle, a l’aveugle qui cherche
A tout ce qui fût inconnu
peau à peau mains tenues
A l’insupportable, à la décadence
Au plaisir d’être, au verbe et au paraître
Je cherche aux soirs derniers d’octobre
Ce qui pourrait me faire dire, encore.
Lise dest – oct 2009

« Je dois dire… Encore… STP. Très beau. »
Janus
Beatrice Allard-meeus « apres minuit » :
« Auprés de votre coeur que le mien se repose,
Il souffre et vous saurez peut-etre le calmer,
Votre regard sur moi comme un pardon se pose
Et j’aime ce regard,puisqu’il me fait aimer…. »
« Je vibre à la lecture des mots que tu offres… Merci »
Patrice
Octobre déjà s’en est allé,
Novembre vite sera passé,
Et bientôt à mon calendrier
Le dernier jour sera arraché.
Traversant le petit matin gris
Tête basse, ma nuit je finis,
Des feuilles partout sur le sol
Cela est triste et me désole,
La pluie zèbre mon horizon
J’en perds mes chansons,
Et la nuit déjà me surprend,
Qu’ai-je fait de mon temps ?
Mais toujours m’étonnent
Les nuances de l’automne,
Dans toutes les rues de Paris
Le spectacle est pure magie,
Dans mon modeste intérieur
Meziani affiche ses couleurs,
Et quand la nuit me surprend
J‘ai encore tout mon temps !
Janvier à son tour viendra
Qu’ensuite février chassera,
Et c’est ainsi jour après jour
Qu’un jour viendra mon tour.
Mais je ne redoute pas demain
Même si j’en connais la fin,
Et ce qui me fait dire encore
C’est que la vie j’aime très fort.
D.