après minuit

Aux songes maux-roses
pétales clairs évanouis sur le divan de la nuit
je rêve à un autre demain
sans arme, sans chagrin
Cherche aux soirs derniers d’octobre
Ce qui pourrait me faire dire, encore

Aux ailes arrachées des libellules
flotille fragile sur les rives de mon été
Je choisi le masque pourpre
et le manteau bleu de brocard doré
Assise au fond de la barque
je cherche a l’acte manqué
Qui pourrait décrocher la lune

A la mer qui se prend pour le ciel
Qui le trompe et lui vole ses arcs-en -ciel
Lorsque la brume devient
maitresse du vent et de l’écume
Aux étoiles mortes qui se donnent en spectacles
Au loup qui hurle, a l’aveugle qui cherche

A tout ce qui fût inconnu
peau à peau mains tenues
A l’insupportable, à la décadence
Au plaisir d’être, au verbe et au paraître
Je cherche aux soirs derniers d’octobre
Ce qui pourrait me faire dire, encore.

Lise dest – oct 2009

3 thoughts on “après minuit”

  1. Beatrice Allard-meeus « apres minuit » :

    « Auprés de votre coeur que le mien se repose,
    Il souffre et vous saurez peut-etre le calmer,
    Votre regard sur moi comme un pardon se pose
    Et j’aime ce regard,puisqu’il me fait aimer…. »

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