Aux beaux soirs de l ‘été

Aux beaux soirs de l’été
Lorsque la glycine est tombée
Laissant là
La rime que je t’avais donné.

Aux beaux soirs des lenteurs lunaires
Qui n’en finissent jamais de mourir
J’ai su qu’il y avait pire à la peine d’amour
Résister à celle d’un nouveau jour.

Lorsque la glycine un beau soir est tombée
Pourquoi dis moi
Les ombres se sont elles accrochées
Au premier mensonge à minuit sonné
Aux ombres engourdies.

Aux heures lentes de l’été
Comme oyas sur les dunes posées
Nos cheveux emmêlés sur l’oreiller.
Au clair de l’océan
A la lune enchantée.

Pourquoi dis -moi
Ne pas avoir rêver que tu étais le premier
Que tu serais le dernier
Et coûte que coûte
Y croire et te damner.

Mais aux jolis soirs des toujours
Les fleurs sont femmes cruelles
Elles quittent le bel été
vous laissent sauves, muettes et seules.

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