Et le vent hisse les voiles du dernier voyage

Le vent a pour habitude de nous éloigner de ceux qui partagent nos vies, les traversent, les bouleversent parfois follement.
Nous nous croisons, nous nous aimons, nous faisons de petits ou d’infinis voyages, nous nous prenons les mains ou juste le regard, nous puisons nos forces et nos rires dans la bienveillance du sourire de l’autre, nous nous accompagnons un moment, plus ou moins long, un moment d’amitié, un moment d’amour, un moment pour les demains, un instant pour les toujours. 
Il nous arrive d’être au saccage, alors, le temps avance et le vent ne souffle plus dans la même direction, nous traçons des lignes en sens contraires sans le voir, nous avançons encore, nous oublions lentement sans comprendre que nous nous oublions.

Puis violent, vient un jour d avril de mai ou de décembre, le jour dit qu’il est trop tard. C’est à cet instant que le vent, impatient se lève, soulève le pan du voile de notre mémoire et tire à boulets rouges au moment de l’insupportable annonce de l’ultime voyage de ceux qui ont partagés un instant, un moment, toute la vie avec nous. Ne reste alors qu’a les regarder hisser les voiles majestueuses et désespérantes qui feront glisser le navire de l’adieu

L’impossible retour nous précipitera dans un puits de regrets, nous avons laissé passer le temps en sens contraire.
Le jour ou vos amis suivent le vent, en vain vous préparer un fil de soie pour les retenir encore un instant, tressage dérisoire, mais nous savons bien qu’aux beaux soirs de l’été, portés par la brise ils nous adresseront un furtif regard pour l’éternité.

Nous aperçoivent-ils, ceux que nous avons tant aimés aux soirs des étoiles filantes et des vœux égarés ? 

 

Je regarde toujours les navires prendre la mer, ils emportent dans les voiles claquantes, un peu de la mémoires de ceux que nous avons tant aimés.

Lise Dest

Marpessa Dawn/ Euridice inoubliable

Merveilleuse Euridice dans Orfeu Negro, bouleversante Marpessa, magnifique, immensément belle dans cette autre vie loin, bien loin d?avant, le cinéma loin de Stan Getz, si loin de tout cela.

#marpessa dawn#orfeunegro#paris13

juin 2008 – Texte complet relatant cette rencontre inoubliable ? Paris dans le 13 eme arrondissement sur ce blog.

Ce sont les dernières photos existantes de Marpessa Dawn.

Lise Dest.

Bologne#bologne#fontaine deneptune

La fontaine de Neptune 1565 – Jean Bologne- Lise Dest

Merveilleux souvenirs que ces quelques jours passés  à Bologne pour le salon du livre de 1997(96 selon Angèle) ☺️

Le musée Morandi que nous avions visité avec Angèle, puis  cette halte magnifique dans un monastère ou Yvu sous l emprise de la douceur de la villle nous fit cadeau d un air cistercien, connu de lui seul, ou de quelques moines, dans l impossibilité de confirmer la partition….

Angele , Yves vous souvenez-vous de ces tortues qui claquaient l’une contre l ‘autre leurs carapaces avec force dans les jardins du cloitre, il me reste de façon on précise le son puissant de ces deux petits animaux en exercice, saurons nous jamais ce qui se passait dans ce monastère à cet instant précis, nous y étions et ce furent de précieux moments, complices et heureux, ave nos rires qui n avaient rien de  pas très catholique…

Il serait désolant  de faire l’impasse sur nos repas et dégustations de vin comme je n en ai plus jamais retrouv, Yvu tu as été  notre guide gastronomique et comique, romantique.

Angele tu as même trouvé un petit coiffeur pour remettre de l ordre dans ta coiffure, afin que tes cheveux bruns et lissent mettent en valeur plus encore le vert si particulier de son regard de Cap Corsienne.

Ma mémoire capricieuse, garde pour elle d autres instants, dommage.

je vous aime, vous êtes dans mon coeur fidèlement, tendrement, follement.

Bohèmienne au jardin des silences

Je l’ai croisé ce matin là
sauvage et magnétique, dévastée, face à  l’impossible mélopée
enfermée bouclée,  ne restaient que les ombres projetées a murmurer.

Elle ne se bat plus contre les armes,
ne goutte plus le sel des larmes,
laisse glisser toutes les alarmes.
Bohémienne au jardin des silences, je l’ai aimé a en hurler.

12832458_10207707594621175_8770454403001808455_nPhoto Lise de Saint Thibault (Lise Dest)

Rouen 6 Mars 2016

Voyage, histoire courte

Le silence compagnon, si bavard
Petrissait leurs rves et leurs oublis
Leurs errances infinies
Leurs larmes certains soirs aussi

Depuis longtemps ils avaient ouvert , le vase aux mystres r
Puisaient l dans le calice les soirs de carnaval,
Toutes sortes de prires, souvent des plus paennes
imploraient la lumire de chaque saison, les feux du bal, dartifice ou de bengal
Juste pour eux runis, pour leurs corps lunisson

Ce furent des noces merveilleuses
Sans alliance, sans autre glise
Seule leur cathdrale de douceur
Damour infini, qui jamais ne les quitta

prs du lit un guridon soleil recouvert dune dentelle vnitienne finement brode de papillons. Pose sur un plateau de bois rare, une poterie chinoise ou dansait une couronne de cerises rouge sang.
Sur la dentelle, les papillons flirtaient aux premiers courants dair.
Entre la poterie, un bracelet dargent, un collier de corail, et, un flasque en argent, simple sans symbole ni dcor particulier.Un flasque de verre lourd de leur prochaine ternit.

Cest dans le grand lit de cdre que le plaisir et le poison les ont jamais scell en une gorge d absolu.

La veille le facteur avait dpos quelques mots qui me donnaient rendez-vous.

Assise sur le bord du lit, face cette treinte choisie, je les ai regard longtemps, je crois mme les avoirs embrasss oui je les ai embrass serr avec force avec amour, croire que jesprais quils memporteraient , si glacs taient leurs corps, si longue tait ltreinte.

La lettre reue me guidait vers le grand salon, un ancien panier d’ osier tait Pos comme indiqu sur le fauteuil de velours, comme une vidence, noire avec sa petite croix de redemption mademoiselle chat selle sest glisse linterieur, docile, silencieuse.

Deux tours de cl et nous laissions les amants endormis,puis nous avons emprunt le bel escalier, silencieuses travers Paris, le jour venait de tirer sa rvrence, la nuit nous enveloppait, jai march,march sans m’arrter .

Encore quelques tages et ouverture du panier dosier, elle nest nen est pas sorti immdiatement, les heures se sont coules avant d apercevoir un joli corps s tirer, et respirer la vie puis bondir sur loreiller !!

Noys avons dcider de confondre nos peines, de tricoter nos prochains rves, trois nuits dans le vaste monde du sommeil, je crois, oui trois nuits et autant de beaux jours.

Lorsque nous avons aperu le premier soleil de novembre, demain tait de retour

Le temps d loigner le panier tait venu, lorsque jai gliss ma main a lintrieur quelque chose de froid à ma main…

Dsormais pos sur le guridon entre deux toiles et une lampe chine aux puces de Paris, un flasque de verre ordinaire en argent sans decor particulier, a moiti pleine dsormais.

Texte Lise de Saint Thibault  (Lise Dest) 
Dec 2009

Marpessa/Eurydice orfeu negro

le texte correspondant à cette inoubliable rencontre a été  remis à jour et ce trouve en début du blog, restent sur cette pages tous les messages magnifiques                   et qui m ont infiniment touchés