Bologne

La fontaine de Neptune 1565 – Jean Bologne

Merveilleux souvenirs que ces quelques jours passés à Bologne pour le salon du livre de 1997(96 selon Angèle) !

Le musée Morandi  que nous avions visité avec Angèle, en passant par une halte magnifique d un monastère ou Yvu sous l emprise de la douceur de la villle nous fit cadeau d un air cistercien, connu de lui seul, ou de quelques moines aujourd’hui dans l impossibilité de confirmer la partition….

Angele , Yves vous souvenez-vous de ces tortues qui claquaient  l une contre l ‘autre leurs carapaces avec force dans les jardins du cloître ?  il me reste de façon précise le son puissant de ces deux petites en exercice, saurons nous jamais ce qui se passait dans ce monastère? Juste que nous y étions très complices et heureux, et pas très catholique !!!

Il serait désolant de faire l’impasse sur nos repas et dégustations de vin comme je n en ai plus jamais retrouvé, Yvu tu as été notre guide gastronomique et comique.

Angèle tu as même trouvé un petit coiffeur pour remettre de l ordre dans ta coiffure, afin que tes  cheveux bruns et lissent mettent en valeur plus encore le vert si particulier de son regard de Cap Corsienne.

Ma mémoire garde pour elle d autres instants, dommage.

je vous aime, vous êtes dans mon coeur fidèlement .

L.

Bohémienne mienne au jardin des silences

Je l’ai croisé ce matin la
sauvage et magnétique, dévastée, face a l’impossible mélopée
enfermée bouclée, ne restaient que les ombres projetées a mur -murer.

Elle ne se bat plus contre les armes,
ne goutte plus le sel des larmes,
laisse glisser toutes les alarmes.
Bohémienne au jardin des silences, je l’ai aimé a en hurler.

12832458_10207707594621175_8770454403001808455_nPhoto Lise de Saint Thibault (Lise Dest)  6 Mars 2016

Je suis CHARLIE

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je suis CHARLIE
mon cœur a explosé
ce 7 janvier 2015 en un millier de morceaux qui toujours brûlent
et déchirent. 10911490_1520304864919215_671294115802547463_o

 

 

 

On ne tue pas des chics types, dont les seules et uniques armes sont  l’encre et la plume.
NON !

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Paris 7 janvier 2015 – Paris 9 janvier 2015les-17-victimes-des-attentats-islamistes-de-paris_2409363_800x400

DIX SEPT départs
dont nous ne guérissons pas.

Voyage, histoire courte

Le silence compagnon, si bavard
Petrissait leurs rêves et leurs oublis
Leurs errances infinies
Leurs larmes certains soirs aussi

Depuis longtemps ils avaient ouvert , le vase aux mystères r
Puisaient là dans le calice les soirs de carnaval,
Toutes sortes de prières, souvent des plus païennes
imploraient la lumière de chaque saison, les feux du bal, d’artifice ou de bengal
Juste pour eux réunis, pour leurs corps à l’unisson

Ce furent des noces merveilleuses
Sans alliance, sans autre église
Seule leur cathédrale de douceur
D’amour infini, qui jamais ne les quitta

près du lit un  guéridon  soleil recouvert d’une dentelle vénitienne finement brodée de papillons. Posée sur un plateau de bois rare, une poterie chinoise ou dansait une couronne de cerises rouge sang.
Sur la dentelle, les papillons flirtaient aux premiers courants d’air.
Entre la poterie, un bracelet d’argent, un collier de corail, et, un flasque en argent, simple sans symbole ni décor particulier. Un flasque de verre lourd de leur prochaine éternité.

C’est dans le grand  lit de cèdre que le plaisir et le poison les ont jamais scellé en une gorgée d absolu.

La veille le facteur avait dépos quelques mots qui  me donnaient rendez-vous.

Assise sur le bord du lit, face à cette étreinte  choisie, je les ai regardé  longtemps, je crois même les avoirs embrassés  oui je les ai embrassé serré avec force avec amour, à croire que j’espérais  qu’ils m’emporteraient , si glacés étaient  leurs corps, si longue était l’étreinte.

La lettre reçue  me guidait vers le grand salon, un ancien panier  d’ osier était Posé comme indiqué sur le fauteuil de velours, comme une évidence, noire avec sa petite croix de redemption mademoiselle chat s’elle s’est glissée à  l’interieur, docile, silencieuse.

Deux tours de clé et nous laissions les amants endormis,puis nous avons emprunté  le bel escalier, silencieuses traversé Paris, le jour venait de tirer sa révérence,  la nuit nous enveloppait, j’ai marché,marché sans m’arrêter .

Encore quelques étages et ouverture du panier d’osier, elle n’est n’en est pas sorti immédiatement, les heures se sont écoulées avant d apercevoir un joli corps s étirer, et  respirer la vie puis bondir sur l’oreiller !!

Noys avons décider de confondre nos peines, de tricoter nos prochains rêves,  trois nuits dans le vaste monde du sommeil, je crois, oui trois nuits et autant de beaux jours.

Lorsque nous avons aperçu le premier soleil de novembre, demain était de retour

Le temps d éloigner  le panier était  venu, lorsque j’ai glissé  ma main a l’intrieur quelque chose de froid à ma main…

Désormais  posé sur le  guéridon  entre deux étoiles et une lampe chinée aux puces de  Paris, un flasque de verre ordinaire en argent sans decor particulier, a moitié pleine désormais.

Texte Lise de Saint Thibault  (Lise Dest) 
Dec 2009

Marpessa Dawn, Eurydice passante de mon été

Il faisait déjà chaud, l’été venait a peine de lacer les escarpins d’une parisienne pressée toujours entre deux parenthèses, dans mon bus 21 retour a casa avec vue sur jardin, là ou les peupliers bruissent et calment.

 

Marpessa Dawn, la belle Eurydice d’Orfeu Negro, est là, assise, nonchalante, souriante, légèrement décharnée, Mademoiselle Dawn, l’inoubliable, se moque de Paris et du temps, elle est là en paix et c’est bien, c’est du moins ce qu’elle semble dire.
Bien sûr la vie est passée, bien sûr le vent a décoiffé Euridice, et fait plier Marpessa.

 

Dans ce coin tant aimé de Paris je la rencontre.

 

Sourire évaporé, cheveux coiffés en rêve, fatalement belle, elle porte haut la splendeur des années d’avant.

 

Assis face à elle, dans ce bus qui trace, un voisin précieux l’accompagne et veille avec tendresse, il ne revendique rien que tranquillité et calme pour son adorable voisine, la paix en somme,  il veille et c’est bien ainsi.

 

Mon appareil photo n’échappe pas à la vue de celui qui lui tient la main, il s’empresse de devancer la réponse Marpessa Dawn , il ne veut pas, il dit non !  pourtant Elle, Elle est d’accord, étonnée d’être reconnue, revient alors ce je ne sais quoi d’avant, de petit rien qui fait briller une nouvelle et furtive gloire, Mademoiselle Dawn s’amuse du petit chahut,
« Oui, chérie » balance t-elle dans le bus qui commence à comprendre que le 21 a peut-être à son bord une star.
Etoile d’hier, divine d’aujourd’hui, fauchée, échouée loin de Stan Gezt, loin de la samba, loin tellement loin d’Eurydice, Mademoiselle Dawn embrase toutes les petites choses du jour d’un sourire époustouflant, petit feu de joie et de drôlerie, un brin de malice calculé.

 

Je fais trois photos et les lui montre immédiatement, éclat de rire, elle me prend dans ses bras et m’embrasse avec  tendresse elle est si légère, je sens son corps et sa peau, elle pourrait voler, elle me donne le vertige.
Le voisin surveille toujours et s’inquiète, Marpessa décide de descendre avec moi, et lui explique que nous allons marcher toutes les deux qu’elle le retrouvera ce soir, que tout va bien.
Ses pas sont lents, lascifs, les mots tournent autour de ses innombrables colliers, elle rit beaucoup, Orfeu Negro et tout le reste ce n’est plus sa vie, même si elle en est précieusement drapée,  hier prend tout son sens, hier, aujourd’hui, demain, de ce trio tragique de la vie ne reste qu’aujourd’hui éclatant, demain commence sans courtoisie aucune  à se préparer sur la pointe des jours.
C’est donc, ici maintenant dans ce treizième arrondissement que Marpessa Dawn fait onduler le temps de sa silhouette fragile,  ses grigris multicolores relevant le défi du soleil de printemps.
– Chérie, tu sais chez moi, il n’y a qu’a ses ennemies, à qui l’on dit « Vous »
nouvel éclat de rire
Nous avançons le long du Parc Montsouris, elle parle peu, sourit beaucoup, sourit toujours, son pas se fait plus en plus lent, alors, elle me propose d’arrêter ici, de ne pas l’attendre, elle rentrera seule à son rythme seule.Mademoiselle Dawn a décidé, pas question de la convaincre de plus. Il y a dans son immense fragilité une pointe franche d’autorité.
Nous nous quittons et nous donnons rendez-vous quelques jours plus tard pour prendre un café place de Rungis.

 

Marpessa Dawn n’a pas le téléphone, il faut, pour la joindre, atteindre une improbable librairie basée rue d’Alésia, je me demande encore si cette boutique existait vraiment, ou si elle servait de paravent entre Marpessa et sa mémoire, entre sa dignité et nous .

 

Je l’ai attendu, dans la douceur de l’été, puis un peu plus tard encore lorsque le vent devient moite, un nouvel après-midi, encore.
Sans jamais avoir réussi à lui laisser le plus petit message, le numéro de téléphone ne correspondait à rien, j’ai fini par quitté la Place de Rungis, désolée, et triste.
J’ai regardé souvent, écouté aussi, mais plus jamais de rencontre avec Mademoiselle Dawn.

 

Marpessa Dawn avait disparue, me laissant au creux de la main, les mots et la douceur d’une femme de coeur.
Nous étions en 2008

 

J’avais fait promesse de ne jamais dévoiler ces quelques photos tant que Marpessa Dawn emprunterait le bus 21 ou cheminerait le long du parc de mon enfance.
Ce soir, ce souvenir bat le rappel, est ce elle qui m’accorde un nouveau rendez-vous, pour une nouvelle promenade ?
J’aime à penser que, oui.

 

Au revoir Madame, j’ai encore la légèreté de ton bras accroché au mien le temps d’une ballade hors du temps, un jour de juin.

 

Texte et Photos de Lise Dest/Propriété de Lise Dest, utilisation interdite sans l’accord de l’auteur.

 

Lise Dest

 

Filmographie de Marpessa Daw

 

  • The Woman Eater – Native Sacrifice Girl (1957)
  • Black Orpheus – Eurydice(1959)
  • Sept En Attente(1996)
  • Cherie Noir
  • Sweet Movie – Mama Communa (1974)
  • Le Bal du Comte d’Orgel – Marie (1970)
  • Vinicius – Herself

 

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Love story : Man Ray & Paris !


portrait Hollywood, 1944 © Man Ray Trust ADAGP Paris 2008

Man Ray à la Pinacothèque de Paris : l’oeuvre d’un artiste polymorphe
L’exposition "L’Atelier Man Ray"  jusqu’au 1er juin 2008


Peintures, sculptures, photographies, objets, dessins…
toutes les facettes de cet artiste américain façonné par le dadaïsme et le surréalisme.
Man Ray, né à Philadelphie en 1890 et mort à Paris en 1976
est surtout connu du grand public pour son travail de photographe – portraits d’artistes ou la célébrissime photo de 1924 de Kiki de Montparnasse.

La Pinacothèque de Paris rassemble 250 oeuvres, qui suivent  les quatre  étapes fondamentales de la vie américaine et parisienne de Man Ray.
Et sa rencontre à New York en 1915 avec Marcel Duchamp et Francis Picabia fut déterminante, sur la suite de son travail et de son oeuvre

L’Atelier de Man Ray, « Unconcerned but not indifferent »
Exposition du 5 mars au 1er juin 2008
Pinacothèque de Paris
28, Place de la Madeleine
75008 Paris