Beken de Cowe … dédicace

beken_of_cowes_morniz_annees_19201930_269_1 boc_fa002 eea83e92da376f89fab02f81e44ac555La relation passionnelle qui unit les Beken à la photographie maritime date de 1888, lorsque Alfred Edward (1855–1915) quitta Canterbury pour l’Ile de Wight avec son fils Frank (1880–1970).
Il acheta une pharmacie à Cowes, un port qui avait déjà une certaine renomée pour les courses à la voile et surtout pour la plus ancienne régatte : la Semaine de Cowes. Alfred et Frank ont donc commencé à prendre des photos pour immortaliser ces bateaux sous leurs plus beaux jours – une vraie gageure pour l’époque. Ces photographies étaient ensuite vendues dans la pharmacie comme souvenirs et en l’espace de quelques années ils ont acquis une solide réputation auprès des aficionados des courses, dépassant largement les frontières.
La reine Victoria, le roi George V et, plus récemment, le duc d’Edimbourg ont honoré Beken of Cowes de Royal Warrant pour leur excellence.

 

Source : Google et Fnac

Gabrielle

Les années passent, et tourne le vent, mais il reste toujours une griffe au calendrier de mes souvenirs,les clichés en noir et blanc se promènent d’un mois de février à l’autre, d’un souvenir à l’autre, alors prend au vol ce baiser, fais le tourner au vent de chaque saison, et au prochain été dessines moi d’autres signes du côté de l’océan.
10933696_10204928414703414_9180099548387391250_nPhoto Lise de Saint Thibault ( Lise Dest)

Je suis CHARLIE

7 janvier 2015, Cabu, Tignous, Honoré, Wolinski, Charb, Elsa Cayat, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Fredéric Boisseau, Ahmed Merabet, Franck Brinsolaro, Michel Renaud, succombent dans les locaux de Charlie Hebdo lors du premier comité de rédaction de l’année.
La terreur s’est invitée à la table des chics types.

La furie continuera son périple du coté de la Porte de Vincennes
l’hyper cacher quatre personnes tuées, puis ce sera Montrouge, Dammartin.
DIX SEPT personnes perdront le bien le plus précieux
que chacun d’entre nous possède : la vie

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je suis CHARLIE
mon coeur a explosé
ce 7 janvier 2015 en un millier de morceaux
qui toujours brûlent
et déchirent. 10911490_1520304864919215_671294115802547463_o

 

 

 

 

On ne tue pas des chics types,
dont les seules et uniques armes sont  l’encre et la plume.
NON !

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Paris 7 janvier 2015 – Paris 9 janvier 2015les-17-victimes-des-attentats-islamistes-de-paris_2409363_800x400

DIX SEPT départs
dont nous ne guérissons pas.

l’Allée aux Cygnes

alléeauxcygnes2l'allée aux cygnesalléeauxcygnes3alléeauxcygnes6alléeauxcNBL’allée aux Cygnes, entre Passy et le pont de Grenelle, une promenade qui n’attend que le printemps, cette année les arbres parisiens sont fatigués pourtant l’été vient a peine de tourner les talons, alors attendons avril… Entre la Maison de la Radio et les tours de Beaugrenelle, presqu’un kilomêtre de flanerie parisienne.

Photos Lise Dest maisondelaradio

Hommage à mon amie Gabrielle Benoit de Choignard

tt est dit flou mais si réelleLe Caffé Greco nous attendra !

Nous nous y retrouverons une autre fois

Nous mettrons nos plus belles ailes

Un peu de verts sur les tiennes

pour rappeler la lumière de tes yeux

Un peu de neige sur les miennes

Parce que tu sais combien

ces flocons messages d’en haut  me mettent en joie

Nous irons à Rome, comme nous l’avions prévu.

Il me faudra attendre d’être aussi légère que toi

et de rivaliser avec les phalènes infatigables amoureuses

qui chaque soir se prennent au jeu du miroir

dans une danse désespérante et affolée

Oui nous irons au Caffé Gréco

Parce que nous l’avions décidé

Et, si ce matin, je suis comme feuille-morte

demain te sachant dans la lumière

je serais coquelicots aux champs de notre rencontre

Pas d’ifs frissonnants ou de bouquets fanés
Pour toi rien que de radieuses prairies

De passacailles endiablées ou tu pourras tourbillonner

Vol, vol ma belle amie aux « L » jumelles

Affole ce ciel éclatant

Nous suffoquerons encore un instant

Les deux pieds sur cette terre

à l’idée de ne plus t’y croiser

Demain au détour d’un soir d’été tiède et apaisé

face à l’océan, nous te verrons filer, à la nuit étoilée

Espiègle, toujours rebelle.

Gabrielle Benoit de Choignard


Alors, Vol, vol ma belle amie aux « L » jumelles

Et si ma peine est si violente

C’est parce que je t’aime

Texte et photos Lise de Saint Thibault (Lise Dest)

Voyage, histoire courte

Ce furent des noces merveilleuses, sans alliance, sans autre église
que cette cathédrale de douceur, d’amour infini; Qui jamais ne quitta leur coeur

Le silence compagnon, si bavard
Pétrissait leurs rêves et leurs oublis
Leurs errances infinies
Leurs larmes certains soirs aussi

Depuis longtemps ils avaient ouvert , le vase aux mystères
Puisaient là dans le calice les soirs de carnaval,
Toutes sortes de prières, souvent des plus païennes
imploraient la lumière de chaque saison, les feux du bal, d’artifice ou de bengal
Juste pour Lui juste pour Elle, pour leurs corps à l’unisson

Ce furent des noces merveilleuses
Sans alliance, sans autre église
Que cette cathédrale de douceur
D’amour infini, qui jamais ne les quitta

Prêt du lit un  guéridon soleil recouvert d’une dentelle vénitienne. Posée sur un plateau de bois rare,  une poterie chinoise ou dansait une couronne de cerises rouge sang.
Sur la dentelle, quelques papillons flirtaient aux premiers courants d’air.
Entre la poterie, un bracelet d’argent, son collier  de corail, un flasque en argent, simple sans symbole ni décor particulier. Un flacon ordinaire, posé là depuis de longues années.

Un flasque de verre lourd de leur éternité.

C’est dans le grand  lit que le plaisir et le poison les ont à jamais scellé.
La veille j’avais reçu quelques mots pour me donner rendez-vous, bien après que le flacon eut été déplacé…
Assise sur le bord du lit, face à cette étreinte choisie, je les ai regardé longtemps, je crois même, les avoirs embrassé oui je les ai embrassé serrés avec force et tendresse à croire que j’espérais qu’ils m’emportent, si glacés étaient leurs corps, si longue était l’étreinte.

Comme l’indiquait la lettre, j’ai pri et ouvert le panier  d’ osier  qui était dans le salon, alors simplement, comme une évidence, elle s’est glissée  à l’intérieur, elle n’a même pas miaulé. Une fois la porte refermée, nous avons emprunté le bel escalier, et, silencieuses traversé Paris, le jour venait de tirer sa révérence, il nous restait toute la nuit, j’ai marché , marché sans m’arrêter.

Une fois arrivées, j’ai ouvert le panier d’osier, mais elle n’en n’est pas sorti, il m’a fallu attendre pour la  voir s’étirer, respirer la vie et  bondir sur l’oreiller, nous avons confondu notre peine, tricoté nos prochains rêves dormi trois jours je crois, oui trois jourset deux belles nuits.

Lorsque nous avons aperçu le premier soleil de novembre, demain était de retour…
J’ai pris alors le panier pour le ranger, et lorsque j’ai passé ma main a l’intérieur quelque chose de froid à ma main…

Désormais posée sur mon guéridon entre deux étoiles et une lampe chinée aux puces d Paris, un flasque de verre ordinaire en argent sans décor particulier, juste a moitié pleine désormais

Texte et photo Lise de Saint Thibault  (Lise Dest) 
Dec 2009