La double inspiration

MissLa double inspiration
En rond, ou de côté
Lasso, lasso
Mes jambes à ton cou
Pour tout voir à l’envers
Les étoiles et les trous noirs

La mousse du bain
N’adoucie plus rien
Ta peau me réclame-Je le sens bien
Je sais que ma route n’a rien de Madison
Champagne sur la table
La coupe est pleine
Et ça résonne
Ça cogne dans mes rêves
Midi ressemblera toujours à la nuit
Ce sera toujours le soleil à minuit
Puisque ta route a toi
À tout de Madiso
n

Ça vaut la peine la double inspiration
Lorsque ta peau parle à la mienne

La mousse du bain
N’adoucie plus rien
Pourtant
Je connais bien cet endroit
Ce corridor secret
Passage entre toi et moi

Mais la buée amour
Me fait oublier
Qui à part toi a su guider
Mon lasso
Lasso, lasso
Mes jambes à ton cou
Pour ne plus me tirer
Ne plus prendre la route

Mon lasso de bonheur
Pour le vice et la douceur
Je ne demande pas pardon
Pour mon collier à ton cou
Je n’ai pas besoin d’absolution
Pour ne pas te laisser tomber

En rond, en travers
Lasso, lasso
Lasso, lasso
Mes jambes à ton cou
Pour tout voir à l’envers
Les étoiles et les trous noirs

La mousse du bain
N’adoucie plus rien
Ici mon lasso ne sert à rien
Sauf si je prends avec toi la route de Madison
Et ça résonne, ça cogne
Dans mes rêves
Petits portraits pour passer la nuit
Cachés dans un placard
De la mémoire cache
Des heures de mon ordinateur
Puisque ta route a toi
À tout de Madison

Je ne demande pas pardon
Pour mes jambes à ton cou
Je n’ai pas besoin d’absolution
Si je veux t’aimer debout

Je ne demande pas pardon
Pour les nuits en rond
Les rêves qui se fichent
De l’heure et des biches
Moi tu vois, je prends
Mes jambes à ton cou
Et peu m’importe la saison

Ça vaut la peine la double inspiration
Lorsque ta peau parle à la mienne


Lise Dest – Fevrier 2010 – Toile Lise Dest

 

No way pour Elle

19431_1316725111504_1032021950_30969958_6214450_n Moi qui n’ai pas d’aile
Qui n’ai rien d’elles
Je pourrai mentir
Pour qu’il pose un sourire
Face à ces mots à détruire

Moi qui ne connais rien
A la vie, au monde
Je l’aurai pris en secret
En amant discret

Mais demain
Devrais-je y noyer
D’autres songes
De nouveaux mensonges

Moi qui sais tout de l’absence
je triche avec les mèmes armes
Je sais taire les silences
Les longues errances

Moi qui n’ai pas d’aile
Qui n’ai rien d’elles
jJe saurai dire tant de choses
Sans m’enfuir, sans souffrir

Mais comment faire glisser
La carte du jeu
Reine ou Roi
Joker s’il le faut
Pour le sentir contre
Mon coeur

Moi qui n’ai pas d’aile
Qui n’ai rien d’elles
Je pourrai mentir
Pour qu’il pose un sourire
Face à ces mots à détruire

Lise Dest

 

Mon ange et merveille

Le monde est en duel
Crois-tu que c’est ma faute
Que tu sois mon ange et merveille
Là encore c’est pas là mienne

Crois-tu avoir été le seul
pas d’amant avant toi
Rien qui ne s’assemble
Avant tes bras
C’est pas ma faute
Si aujourd’hui
j’aime l’amour avec toi

Ma vie toute entière
Est un autre continent
A toi de me dire viens
Quand tu voudras
Je bercerai les étoiles
C’est pas ma faute
Si t’es entré dans ma lumière

Le monde est en duel
Crois-tu que c’est ma faute
Que tu sois mon ange et merveille
Là encore c’est pas là mienne

Tu sais pas trop quoi dire
Quand mon cœur se met l’envers
C’est pas ma faute
Et si tu peux pas me ramasser
Lorsque je tombe, ça m’est égal
il y a des tonnes de béquilles
Dans mon armoire
C’est pas ma faute
Si t’es entré dans mes orages

Si je suis faite de larmes et de joies
C’est pas ma faute
Si j’sais pas comment
Rient les enfants
Plus secrète que l’île
Au bout de ce monde
Pas ma faute
Si ma vie d’aujourd’hui
Passe par toi

Le monde est en duel
Crois-tu que c’est ma faute
Que tu sois mon ange et merveille
Là encore c’est pas là mienne

Lise Dest – 18/4/09

 

Certains demandent à la lune

Certains demandent à la lune
de porter leurs espoirs
D’autres en appellent à la fortune
pour garder la mémoire
ImageShack
Moi je regarde la brume
Et,
en quelques syllabes, une muraille se construit
Quelques lettres bien assorties
rafent des moments lumineux
poésie qui tangue, indigo et grise

Certains demandent à la lune
de porter leurs espoirs
D’autres en appellent à la fortune

pour garder la mémoire
Ton nom, je le prends en caresses
Une rumeur à l’intérieur,
une griffe pour me convaincre,
de l’infini et des trous noirs, qui se hissent le soir
comme moi sur mes chevaux de manège.

Certains demandent à la lune
de porter leurs espoirs
D’autres e
n appellent à la fortune
pour garder la mémoire

Les mots, en silence s’inquiètent de cet abandon
ne savent plus quoi dire
ni quoi maudire,
encore moins qui.
Entre Toi et Moi, vois-tu,
c’est irréparable
ça déchire le temps,
ça casse les aiguilles du vent

Certains demandent à la lune
de porte
r leurs espoirs
D’autres en appellent à la fortune
pour garder la mémoire

Les lettres se rapprochent
Composent un dernier sonnet de discorde,
des notes rouges à jeter à la gueule du destin
béante et toujours affamée de paroles désespérées.

Certains demandent à la lune
de porter leurs espoirs
D’autres en appellent à la fortune
pour garder la mémoire

Texte & photo Lise Dest – Avril 2009

 

Les papillons blancs

Il faut toujours plus de courage
Il faut malgré tout laisser la rage
dire le temps des orages
Si l’on veut revenir

Comment dire, comment en sourire
si le long des quais, la brume
envahie mes souvenirs
lorsque je pleure à la lune

On a jamais assez de temps
Ou bien pas assez de saisons
Il manque un ange gardien
pour garder le temple de la raison

Ils sont tous là à se demander
pourquoi ?
Oui pourquoi je pense encore
à toi.
 
Il faut toujours plus de courage
Il faut malgré tout le temps des orages
Pour laisser dire la rage
Si l’on veut revenir

Ce soir dans les rues
Je me sens comme nue,
la pluie arrose ma peine
et ose peindre mes rêves

Ils sont tous  là à se demander
pourquoi ?
Oui pourquoi je pense encore
à toi.

Il te faudra vaincre tes propres orages
car ce n’est pas sur les tapis d’orient
Que l’on trouve les papillons blancs

Lise Dest

11 janvier 2008

 

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