No way

19431_1316725111504_1032021950_30969958_6214450_n Moi qui n’ai pas d’aile
Qui n’ai rien d’elles
Je pourrai mentir
Pour qu’il pose un sourire
Face à ces mots à détruire

Mais demain
Devrais-je y noyer
D’autres songes
De nouveaux mensonges

Moi qui sais tout de l’absence
je triche avec les mèmes armes
Je sais taire les silences
Les longues errances

Moi qui n’ai pas d’aile
Qui n’ai rien d’elles
Je saurai dire tant de choses
Sans m’enfuir, sans souffrir

Mais comment faire glisser
La carte du jeu
Reine ou Roi
Joker s’il le faut
Pour le sentir contre
Mon coeur

Moi qui n’ai pas d’aile
Qui n’ai rien d’elles
Je pourrai mentir
Pour qu’il pose un sourire
Face à ces mots à détruire

Lise Dest

Lourde la peine

Elle aurait pu lui dire… 
Je t’aime 
Ti amo 
Agapimou 
Follow me 
et quoi encore ! 
Fallait pas démarrer 
Elle se savait pas jouer 
Fallait pas l’ignorer 

Elle a posé ses sacs sur le siege arrière
Lourde la peine 
Elle bat des ailes et se tire 
Elle aurait pu lui dire… 
Je t’aime 
Ti amo 
Agapimou 
Follow me 
et quoi encore ! 
Coquille de nacre 
poudre aux yeux 
jeux de massacre 
Elle sait se battre 
A terre elle pouvait encore lui dire 
Mais fallait pas demarrer 

Elle savait pas jouer pas comme ça 
Le fracas des silences 
Elle aurait pu en crever 

Elle aurait pu lui dire… Je t’aime
Ti amo
Agapimou
Follow me et quoi encore !

Lise Dest 12 dec 2007

Y’a pas de saison pour l’évasion

Tes rêves… ? 
C’est cauchemars et mensonges ! 
Tes songes ? 
bien trop tard !
T’en as marre…
Anges, harpies ou démons 
Les numéros se mélangent 
T’arrives à 13, t’es marron ! 

Y’a pas de saison pour l’évasion 
Le rêve sous la soie 
c’est prison dans tes draps 
Serre les poings…
Les signes du destin ? 
demain !
Du présent de la vie tu connais les accents,
C’est juste une journée de plus ! 
Tes rêves… ? 
C’est cauchemars et mensonges ! 

Tes songes ? 
Bien trop tard
T’en as marre…
Desserre les poings… 
C’est juste une journée de plus ! 

lise dest  – 2006 –

Aux beaux soirs de l’été

Au beau soir de l’été 
Lorsque la glycine est tombée
Laissant là,
La rime que je t’avais donné

Au beau soir
Qui n’en finissait pas de mourir
J’ai vu qu’il y avait plus fort, qu’il y avait pire.
A la peine d’amour
Résister à celle
D’un nouveau jour.

Lorsque la glycine un beau soir est tombée
Pourquoi dis moi
Les ombres se sont elles accrochées
Au premier mensonge de la nuit.
Les ombres engourdies
Pourquoi dis moi n’auraient elles pas
réchauffé nos rêves évanouis.

Aux heures lentes de l’été
les fleurs de dunes se sont posées
comme cheveux sur l’oreiller.
Au clair de l’océan
A la lune enchantée.

Pourquoi dis moi
Ne t’accroches tu pas à ma route.
Te dire que tu es le premier
Que tu es le dernier
Et coûte que coûte
Y croire et te damner

Mais aux jolis soirs des toujours
Les fleurs sont femmes cruelles
Elles quittent le bel été
Et vous laissent , là, sauve et muette

Pourquoi dis moi
Ne t’accroches tu pas à ma route
Te dire que tu es le premier
Que tu es le dernier
Et coûte que coûte
Y croire et te damner

Et coûte que coûte
Y croire et te damner

Lise Dest -11/09/07

Juste voir le Sud

On se réveille un matin
Le silence est absolu
Digne,
Comme lendemains enchantés,
des soirs d'été
qui racontent par hasard
Le velouté d'un ailleurs

Mais tout ça n'est rien
aux opales rêveries.
La terre est à tout le monde
Moi,
je veux juste voir le Sud

Du parc de mon enfance,
Un grand lac, bordé d'ombres.
Face aux impatiences,
les yris, jouent
Dames gracieuses
dans les reflets,
de la cascade de Montsouris

Mais tout ça n'est rien
je le sais bien,
La terre est à tout le monde
Moi
Je veux juste voir le Sud


Postée près du Belvédère
Je m'épargne de nouvelles
Nouvelles...
Le temps passé
il restera au soir
parfum de fleurs
Champs de mimosas
Roses trémières ou de sable.
Et, le goût du raisin.

Mais tout ça n’est rien
je le sais bien
Moi,
Je veux voir le Sud
du tien, au grand désert.

On se réveille un matin
Le silence est absolu
Digne, 
des lendemains étonnés. 
Aux douceurs de l'été
racontant par hasard
Le velouté de Méditérannée.

Lise Dest 21-08-07

 

La guérisseuse

On raconte
qu’elle s’est jetée
un soir d’été
du haut d’un balcon
dans une ville,
très bas vers le sud
de son pays.
La guérisseuse
toujours en duel
avec les cieux
Fuyant les ombres
chassant celles qui
plombaient les épaules
de ces amours
En adversaire mal armée
Invoquant le diable
ou les anges
pour guérir, les passagers
de son coeur.
La guérisseuse
avait quelquechose
qui ressemblait
au lever du jour,
douce et légere.
Un rien, comme un
malentendu entre
elle et le temps.
Femme guérisseuse
femme, amoureuse
nageuse pâle
dans cette flaque
pourpre.
Appartenance funeste à la vie
la douleur n’est plus
n’existe plus.
La guérisseuse au dimanche
d’aout, aux cloches sonnées,
panseuse sans illusion
flotte sous le soleil
de midi, qui brûle
Ce qui reste de femme
de peau, de chair
le coeur ?
La guérisseuse
en a fait
un éternel cadeau
Aucune importance
Il ne battait pas pour elle.
En couturière habile
des heures et du vent,
elles assemblait
les plaies et jetait
a la mer, un plaide
de douleurs, qui n’étaient
pas les siennes.
On raconte
qu’elle s’est jetée
un soir d’été
d’un balcon
dans une ville,
bas vers le sud
de son pays.
Les hommes guéris
ne sont pas là
pour voir, l’étoile
franchir la nuit
Ils siestent et dorment
au beau temps de la vie
On raconte
que la guérisseuse
n’avait plus de prénom
plus de nom, rien qu’une
chanson.

Lise Dest 14-8-07
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La Guérisseuse…suite en réponse au comment de Pant

« On dit qu’elle s’est tournée vers lui
mais qu’il est parti
Et qu’après elle s’est retournée
tentant de s’y retrouver ici
Comme elle continuait et que c’était maintenant une danse
d’autres s’y sont joints des âmes et des corps qui passaient se sont trouvés
Captivés par le geste giratoire
la farandole d’une seule a pu faire bouger tout un monde. »

Pant

On en a tant raconté
que le jour à fini par se noyer
dans la nuit
On en a tant dit
au clair des foyers sans lune
que sur la dune reste
en misère, oyas et
peau de fortune
qui lui servaient d’abri
Lorsque le coeur maudit
par le bruit des hommes
des ombres sans pudeur
Elle partait folle
et seule tournoyer
entre sable et vent
de chaque marée.
La guérisseuse
c’est de son balcon loin
bien loin des flots
qui la tenaient debout
qu’elle tira sa réverence
un ultime pas de danse
une farandole en solo
entre elle et sa folie
On a tant raconté
tant dit, que même
il se pourrait
qu’il lui soit un jour
poussé des ailes
des ailes pour Elle
On dit encore
qu’elle s’est retournée vers lui
mais qu’il est parti…

Lise Dest

la Forêt de Villefermoy

Te souviens-tu
de la Forêt de Villefermoy?
du fer à cheval et de ce grain de beauté
Poussé entre deux baisers

Le ciel de pâques nous faisait
Les nuages doux
Pas de serment
Juste un moment,
Deux regards qui se touchent

Te souviens-tu
De ma bouche ou de ma voix ?
Pourquoi ce jour
Revient-il en rappel

Déjà les jacinthes sauvages
Déjà nos mains enfermées
Trop vite les fleurs ont poussé
Trop vite nos baisers accrochés

Le poids d’hier c’est fait léger
Comme un brin de beauté
Un grain de folie
Au jour toujours pareil
Sur tes paupières un baiser

Mais pourquoi parler d’amour
de Venise ou de Paris
Il n’y a rien alentour
Que la chaleur de nos mains
qui ne se promettent rien

Te souviens-tu
de la Forêt de Villefermoy
Du fer à cheval et de ce grain de beauté
Poussé entre deux baisers

Depuis j’ai le vertige
Comment sont les arbres
Sur quelle rive nichent
Ce soir les cygnes d’hier

Je m’éloigne à grands pas
En silence, je crie
Pour que tout s’efface
Mais je tombe encore
Dans les rêves d’autrefois

Et je m’allonge sur les feuilles
de la fôret de Villefermoy
Pour la dernière fois

Lise Dest – 02/07/06