Aux beaux soirs de lt

Au beau soir de l’t
Lorsque la glycine est tombe
Laissant l
La rime que je t’avais donn

Aux beaux soirs
Qui n’en finissaient pas de mourir
J’ai vu qu’il y avait plus fort, qu’il y avait pire.
A la peine d’amour
Rsister à celle
D’un nouveau jour.

Lorsque la glycine un beau soir est tombe
Pourquoi dis moi
Les ombres se sont elles accroches
Au premier mensonge de la nuit.
Aux ombres engourdies ?

Aux heures lentes de l t
les fleurs de dunes poses
comme cheveux sur l’oreiller.
Au clair de locan an
A la lune enchante

Pourquoi dis moi
Ne t’accroches tu pas a ma route ?
Te dire que tu es le premier
Que tu es le dernier
Et cote que cote
Y croire et te damner

Mais aux jolis soirs des toujours
Les fleurs sont femmes cruelles
Elles quittent le bel t
vous laissent , sauve et muette

Pourquoi dis moi
Ne t’accroches tu pas ma route
Te dire que tu es le premier
Que tu es le dernier
Et cote que cote
Y croire et te damner

Lise Dest -11/09/07

La gurisseuse

On racontequ’elle s’est jeteun soir d t
du haut d’un balcon, uneville trsbas vers le suddu pays.
La gurisseusetoujours en duelavec les cieux,chassait les ombres qui menaaient les paulesde ces amours.Invoquant diable et anges, pourvu que furentguris , les passagersde son coeur.

La gurisseuseavait quelquechosequi ressemblait
au lever du jour, un triste malentendu entreelle et la vie.Au premier matin dt, nue sous le soleil pare de
velours de sang sur peau de soie, elle devint danseuse ple dsarticule la flaque pourpre, dernier tatouage de la vie sur cette peau de misre.La gurisseuse au dimanchedaot ,aux cloches sonnes, dort, l t consume et brle cequi reste de femme de chairen elle.

Chacun se souvint quencouturire habile elle assemblait toutes les plaies des hommes, puis la mare nouvelle dposait, ce plaidede douleurs; Absouts par les vagues, les hommes du pays trs bas vers le sud, repartaient sans un regard, sans un baiser, mais guris.

On raconte,qu’elle s’est jeteun soir d t
d’un balcon de cette ville trsbas vers le suddu pays.
Les hommes guris eux sont absents le jour de lenvol de l ange, ils ne sont pas venus apercevoir l’toilefranchir la nuit.Ils siestent et dorment aux douceurs de la saison.
On raconteque la gurisseusen’avait plus de prnom,plus de nom, elle n tait pour eux rien de plus qu’unechanson aux mauvais refrains.

Bien loin des flots elle fit sa plus belle rvrence,farandole en solo, fin du malentendu.

Au matin de lenvol, rves et manteaux de soie dploys, cest vers lui, et lui seul quelle se serait retourne.

 

Lise Dest/2007