Shakespeare, Le Roi Lear

Lear :
Hurlez, hurlez, hurlez donc!
Êtes-vous des hommes de pierre!
Si j’avais vos langues, vos yeux, je les emploierais si bien
Que la voûte du ciel se disloquerait!

(Shakespeare, Le Roi Lear, V, iii, trad. Yves Bonnefoy)

1208 à 1244 Le pays cathare

16 mars 1244, au pied de la forteresse de Montségur,
plus de 200 hérétiques qui ont refusé de renier la foi cathare
montent volontairement sur le bûcher.
Leur martyre marque la fin de la croisade des Albigeois.

Jean-François Zilberman

La citadelle de Montségur aujourd'hui

Les murailles de Montségur, dans les contreforts des Pyrénées,
ont baigné dans un oubli presque total pendant plus de six siècles.
jusqu’à leur redécouverte  à la fin du XIXe siècle.
Dès lors on redécouvre l’histoire des cathares
et la croisade des Albigeois, ainsi que le dernier et plus tragique épisode de celle-ci :
la reddition de Montségur, haut lieu du catharisme pendant 40 ans,
après dix mois de siège acharné.
Montségur est situé à la lisière du comté de Foix.
Plus à l’est, dans le rude massif des Corbières, d’autres forteresses ont aussi résisté,
quoique de façon moins dramatique, aux croisés venus du nord de la France.
On peut encore admirer les vestiges impressionnants de Peyrepertuse et de Quéribus,
sur des crêtes rocheuses de part et d’autre du village de Cucugnan.

* Un ouvrage rare :de Zoé OLDEMBOURG
Le Bûcher de Monségur Monségur / Edité par Gallimard en 1959

* Un roman de Henri GOUGAUD
L’Expédition /Edité  au Seuil 1991

Jamais

A l’horizontal des étoiles
En parallèle d’un arc en ciel
Sous l’ombre de mille voiles
Aux frontières de la peine
En marge de toute haine
Jamais,

en rien, accepter l’absence

Lise dest

…extrait

Je sais ce que ressent la terre lorsque qu’on la foule de pas assassins
je sais ce que ressent le ciel lorsqu’il se déchire sous le tir de la terreur.
OUI, je sais la douleur, immense qui se livre au coin d’un petit rien,
au revers de la manche d’un soir en habit du dimanche
Je sais les commissures qui se figent pour paraître ! 
A l’instant de la détresse, de la distance de l’effondrement.
Je sais, que l’étreinte n’a plus de rime, et que seule l’éternité est certaine.

Extrait de Spassiba

Marilyn Monroe

MM
Marilyn Monroe
, est née Norma Jeane Mortensen,
le 1er juin 1926 et décédée le 5 août 1962
Norma prénom choisi par sa mère en référence à l’actrice Norma Talmadge.
Son nom c’est transformée par la suite en Norma Jean Mortensen, et elle fut également connue sous le nom Norma Jean Baker

MM2 MM3 MM4
MM5
« Ma Misfit, ma belle de juin, mon Ange plateau …Celle qui résonne en écho de mon existence , c’est elle Marilyn Monroe… »
Lise Dest
A lire ou relire Over the Rainbow dans « Cinéma.Musique »

Et bien sûr plus qu’un détour par « Les Misfits » (à lire ) et voir encore et toujours cet ultime film ou Marilyn explose dans toute la contradiction de sa vie, plus vivante que jamais, dans une cruelle et époustouflante vérité d’actrice, mais plus que jamais aussi proche de toucher la dernière étoile du doigt
Bsession

Et contournez l’arc en ciel en visionnant les photos de Milton Green
séance baptisée « black session »

http://stanislaskazal.canalblog.com/albums/html
marilyn__la_seance_noire_de_1956_par_milton_green.

ET …L’incoutournable ouvrage de Michel Schneider paru chez Grasset Roman
Marilyn dernières séances

Venise souviens toi d’elle

Sur les ombres à l’envers
poignée de fruits rouges
jetée sur le plateau
Comme jeu de maux
en plein été
Amoureuse et cruelle
Venise souviens-toi d’elle…
Sous le masque rien de bohème
Sur l’épaule un ange entravé,
aux dernières enchères volé.

Elle naît au silence
pue la solitude, le chagrin
Les ombres sans pitié
accrochent ses seins,
pour divertir le soleil qui vient
Déesse et païenne
elle se donne seule le baptême
Fer rouge à la main
Venise souviens-toi d’elle…
Sur les bords de la lagune
Elle pose draps et bas de soie
Amoureuse et cruelle
elle vole tout ce qu’elle ne peut
donner.

Sans raison donnée
Balance un ultime requiem
de larmes et de respirations salées
elle pardonne en tourbillon
Déraisonne face au soleil
se damne dans l’obscurité
Dessous de lune
Fleur sur le canal
Elle tangue comme voilier
en pleine été danse sur l’eau souillée.

Aux ombres totems
poignée de fruits rouges écrasée
Comme dès sur le plateau
Comme jeu de peaux
Amoureuse et cruelle
Venise souviens-toi d’elle…

Lise de Saint Thibault – Lise Dest -25/06/07

Lady Day

Billie Holiday
(née Eleanora Fagan) à Baltimore
le 7 avril 1915 – mourut à New York, 17 juillet 1959

Chanteuse de jazz américaine.
C’est Lester Young, le plus fidèle de ses compagnons,qui invente pour elle ce nom de lumière: »Lady Day ».
Bien que moins populaire que ses contemporaines
Sarah Vaughan ou Ella Fitzgerald, Lady Day,
a toujours séduit un public d’amateurs, et est considérée comme l’une des plus grandes divas que le jazz a connu.
Sa voix unique, rocailleuse et lyrique à la fois,
portait les stigmates d’une vie douloureuse.
Marquée par ses souffrances, excessive, fragile,
Billie trouva dans le chant le peu de paix et de liberté qui lui était promis, avant sa mort prématurée à quarante-quatre ans.

de « La Callas du blues » à « La Diva du jazz », Alain Gerber dit qu’elle fait voir le ciel et l’enfer, l’ombre et la lumière de nos âmes…

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Jazz

La Corrida….Francis Cabrel

Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir ;
Quelqu’un a touché le verrou
Et j’ai plongé vers le grand jour
J’ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments
j’ai cru Qu’il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule

Je vais bien finir par l’avoir
Cette danseuse ridicule…

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?

Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant Ce pantin, ce minus !
Je vais l’attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil
Ce soir la femme du torero Dormira sur ses deux oreilles

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?

J’en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou Pour que je m’incline
Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?

J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai prié pour que s’arrête
Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe

Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si, si hombre, hombre Baila, baila
Hay que bailar de nuevo Y mataremos otros Otras vidas,
otros toros Y mataremos otros Venga, venga a bailar…
Y mataremos otros

Francis Cabrel