Femmes Eternelles / jardin du Luxembourg

affiche_femmes_large « FEMMES ETERNELLES »
Une Exposition signée Olivier Martel

L’éternité des regards, les liens indicibles des femmes entre elles
Un moment de flottement et de grâce, teintée d’émotions rares et fines
Comme un  bouquet de printemps qui ceint la taille du jardin, et enveloppe nos coeurs affamés de vraies histoires, belles ou difficiles, l’histoire de la vie, que les femmes savent réconcilier avec le présent.

Lise Dest

Beth-Saïda / Michel Sidoroff / France Culture

« Beth-Saïda, la piscine des cinq galeries …» sont les premiers mots d’un poème en prose et sans titre de Rimbaud, un des moins connus parce qu’avec les deux autres qui l’accompagnent, il forme un groupe autonome que seules les éditions réellement intégrales de l’œuvre poétique ont reproduit : les proses dites « évangéliques » ou « suite johannique ».

Rédigé au verso (ou au recto) de « Mauvais sang », « Beth-Saïda » semble bien correspondre à la transition que Rimbaud effectue d’ « Une Saison en Enfer » à « Illuminations ». Ecrit sans doute au printemps 1873, il n’avait pu être daté plus précisément. D’autre part, ces trois proses, parallèles à l’évangile de Jean, ne renvoient à aucun projet particulier de la part de Rimbaud.

Un article écrit par Henri Cottez et moi-même, paru dans la NRF en juillet 1992, apporta quelques précisions sur la situation de « Beth-Saïda » et sa possible genèse.

Des recherches menées à Paris, Charleville et Toulouse établirent un lien quasiment certain entre l’exposition au salon de 1873, à Paris, d’un tableau de Jean-Paul Laurens, « La Piscine de Beth-Saïda » (et surtout le bruit que fit cette exposition), et l’écriture du poème et de sa suite par Rimbaud.

Henri Cottez, lexicologue, universitaire, avait participé à la Libération à la revue Fontaine, de Max-Pol Fouchet. Co-inventeur du principe analogique du Petit-Robert, Henri Cottez apportait une contribution essentielle à l’étude des formants du vocabulaire scientifique, et en particulier dans le domaine de l’hydologie…

Pour ma part, ancien élève d’Henri Cottez, devenu réalisateur à Radio France en 1987, j’avais fondé la revue de poésie Les Flamboyants avec Michel Monate. La revue avait publié les nouveaux poèmes d’Henri Cottez.

Des années plus tard, et après la disparition si douloureuse d’Henri Cottez en 1999, l’idée me vint d’un scénario radiophonique qui restituerait les principaux éléments de l’enquête qui avait abouti à cette petite découverte et ferait revivre cette amitié poétique d’une manière difractée. Le thème de l’eau devait y jouer un  grand rôle,  mais le signe de l’eau étant essentiellement féminin, j’imaginai une amitié entre deux jeunes femmes, débutantes dans l’existence, aimant la poésie et pratiquant volontiers le ton sardonique. En arrière-plan, l ‘amitié entre Verlaine et Rimbaud, si souvent marquée par le ton de la provocation, serait nécessairement présente.

Le tableau de Jean-Paul Laurens avait donné lieu à des polémiques sur fond de préjugés religieux. Quant à Rimbaud, il avait été l’objet de plusieurs tentatives de récupération religieuse, par Paterne Berrichon et par Claudel. C’était assez pour introduire dans le scénario une aventure  centrée sur la bataille pour la laïcité, dans une ville des Ardennes.

L’écriture intégrant dès le départ les éléments sonores, selon le principe du montage analogique, l’acoustique devait y jouer un rôle de premier plan, d’où la nécessité d’enregistrements en extérieurs. Le projet fut rendu possible par l’attention et la bienveillance de la municipalité du Kremlin-Bicêtre, qui prêta les locaux de la mairie, du café Le Kabice,  de la piscine du Club Quartier Latin dans le cinquième arrondissement, ainsi que par le prêt d’appartements privés. Que tous en soient ici remerciés. Quant au choix des comédiens, il avait été effectué, pour certains rôles, dès le commencement de l’écriture.

Michel Sidoroff

Michel Sidoroff, réalisateur

Thème(s) : Création Radiophonique| Littérature| Beth| Saïda


Source : Site France Culture

http://www.franceculture.com/emission-fictions-droles-de-drames-beth-saida-de-michel-sidoroff-2011-01-29.html

Jeanne Moreau / Efratia Gitaï

gitai01 Efratia Gitaï : correspondance 1929-1994

Pages choisies par Amos Gitai et Jeanne Moreau
Lues par Jeanne Moreau 286814-jeanne-moreau-156x133-2

Diffusé du 8 au 18 novembre, du lundi au vendredi à 20h30 sur France Culture

Les lettres d’Efratia Gitai, établies et annotées par Rivka Gitai sont publiées par les éditions Gallimard dans une traduction d’Emmanuel Moses et Katherine Werchowski.

Editions Gallimard des « lettres d’Efratia Gitai »

sources : http://www.gallimard.fr/catalog/html/actu/index/index_efratiagitai.html
http://www.purepeople.com

Laurent Terzieff

imagesLe rideau tombe, sur le sourire fragile et discret de Laurent Terzieff.
Acteur éblouissant, exigeant , qui ne s’est jamais départi de son infaillible engagement pour le théâtre.

Lise Dest

« le théâtre ne se laisse pas enfermer dans des clivages et des étiquettes ».

Né le 27 juin 1935 à Toulouse , d’une mère céramiste et d’un père sculpteur d’origine russe, Laurent Terzieff, de son vrai nom Laurent Tchemerzine, s’était consacré au théâtre après avoir vu, adolescent, « La Sonate des spectres » de Strinberg, mise en scène par Roger Blin, dont il sera le fils spirituel. Après avoir appris le métier « sur le tas » comme machiniste, souffleur, figurant, doublure, il débute en 1952, grâce à Jean-Marie Serreau, autre mentor, dans « Tous contre tous » d’Adamov. La beauté romantique de son visage émacié et de son regard clair auraient pu faire de lui un idéal jeune premier de cinéma, quand Marcel Carné le révèle à 23 ans dans « Les Tricheurs », peu après son succès de télévision dans l’émission « En votre âme et conscience ». Bunuel, Clouzot, Godard, Pasolini lui confieront des rôles, mais Laurent Terzieff, épris d’absolu, ne cède pas aux sirènes de la starisation, et choisit le théâtre comme un sacerdoce. En 1961, il fonde la compagnie qui porte son nom, et qui sera hébergée dans les petits théâtres privés (Lutèce, La Bruyère, Lucernaire).

Là, il peut créer, loin des rumeurs et des engouements, les pièces inédites d’auteurs qu’il affectionne, comme Andréiev (« La Pensée », 1961), Schisgal (« Le Tigre et les dactylos », 1963), Albee (« Zoo Story », 1965), et Mrozek (« Tango », 1967), dont il créera plusieurs autres pièces dans les années 1970 et 1980. Il monte également de nombreux spectacles de poésie autour de Rilke, Brecht et Milosz, puis « Dernières lettres de Stalingrad » (2001), un réquisitoire contre la guerre. Acteur au jeu hors mode et d’une très grande sensibilité, – il avait notamment triomphé dans « Tête d’Or » chez Barrault et reçu de nombreuses récompenses : prix Gérard Philipe en 1964, Grand prix national du théâtre en 1984, et plusieurs Molière, pour deux pièces qui ont été de vifs succès publics : « Ce que voit Fox » (1988) et « Temps contre Temps » (1993). En 2002, il avait perdu sa compagne et partenaire de théâtre, Pascale de Boysson. Quelques mois plus tard, il était remonté seul en scène pour « Florilège », un spectacle poétique.

Source : Rue89

iphoto_1278157224348-1-0jpgLaurent Terzieff est Philoctete au theâtre de Villeurbanne
http://www.youtube.com/watch?v=tRuOvktL_po

photo : Iphoto

COUP DE SANG POUR LES BALEINES !

WDCS (Association pour la préservation des dauphins et baleines) a lancé une campagne choc, pour protester contre la possible remise en cause de l’embargo sur la chasse à la baleine.

Le spot en noir et blanc, met en scène le mannequin Alice Dellal en mode destroy, qui jette de la peinture sur un mur. La camera recule, l’inscription « Agadir 2010 » apparait couleur sang : une baleine éventrée servait de palette.

Ce spot a certainement contribué à ce que plus personne ne remettent en cause l’interdiction de la chasse à la baleine. La loi ne sera donc pas révisée par les autorités.

En préambule, le WDCS avait fait signer une pétition électronique …… envoyé à ceux qui allaient voter en faveur de assouplissement des lois, dont Barack Obama lui-même.

Selon WDCS, le buzz sur Twitter et Facebook a généré en 2 semaines 32.000 visites sur la page You Tube :

DON’T LET THEM LIFT
THE WHALING BAN

La lutte n’est pas encore finie, mais pour l’instant le film a accompli son but.

vidéo sur You Tube, un spot redoutable de force et d’éfficacité

source : http://www.marketing-et-direct.com/

Georges Wilson

Le Monde
Disciple de Jean Vilar, père de l’acteur Lambert Wilson,
le comédien est mort mercredi à l’âge de 88 ans »…
 
images
  Liberation :
Le rencontrer a été décisif. J’avais trouvé la foi. Je l’ai suivi dans son couvent. Aujourd’hui je n’ai pas envie de le trahir». C’est ainsi que Georges Wilson, mort mercredi à l’âge de 88 ans, rendait hommage en 1996 à Jean Vilar, son mentor….
 
Revoir
« La Vouivre »  réalisé par Georges Wilson
avec Lambert Wilson