Un jour et un de plus (en cours )

Des années à penser qu’il était trop tard, bien trop tard. Jusqu’à cet
après-midi de printemps deux mille trois, ou dans une empoignade insolente, tu fais savoir dans deux baisers orgueilleux, a tout le 5eme arrondissement que désormais
– Voila c’est officiel !
j’ai envie de fuir tu n’avais pas le droit , mais TU décides : « comme ça que ce sera officiel pour tout le monde ». Qu’est ce qui sera officiel ? une petite brune de plus dans ton gynécée !! Pardon, ô pardon, je sais combien cette étreinte était douce à ton cœur, nécessaire pour calmer tes peurs, pardon.

*Quelle fut paisible et folle cette parade lunaire sur le trottoir.
Et je m’échoue à caresser ton absence, je ne suis plus qu’un corps, je vis moi encore, accrocher comme le lierre aux pierres de ces murs de désastre, du cimetière Montparnasse.

Lise Dest /Messagero