Philippe Galanopoulos

Je vous reparlerai de Philippe Galanopoulos, les liens vers ses images, sa passion Polarod tout son univers multiples et classieux , la gentillesse, la vritable offerte qui le rencontre.

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Octobre Rose

Paris mon chri/Marc Lavoine -Souad Massi

« Mon Paris chri . Paris Je marche dans tes rues Qui me marchent sur les pieds Je bois dans tes cafs Je trane dans tes mtros Tes trottoirs m’aiment un peu trop Je rve dans tes bistrots Je m’assoie sur tes bancs Je regarde tes monuments Je trinque à la sant de tes amants Je laisse couler ta seine Sous tes ponts ta rengaine Toujours aprs la peine Je pleure dans tes taxis Quand tu brilles sous la pluie C’que t’es belle en pleine nuit Je pisse dans tes caniveaux C’est d’la faute Hugo Et j’picolle en argot Je dors dans tes hôtels J’adore ta tour Eiffel Au moins elle, elle est fidle Quand j’te quitte un peu loin Tu ressembles au chagrin m’fait un mal de chien Paris Paris combien Paris tout c’que tu veux Boul’vard des bouleverss Paris tu m’as renvers Paris tu m’as laiss Paris Paris combien Paris tout c’que tu veux Paris Paris tenu Paris Paris perdu Paris tu m’as laiss Sur ton pav J’me rveille dans tes bras Sur tes quais y a d’la joie Et des loups dans tes bois J’me glisse dans tes cins J’me perds dans ton quartier Je m’y retrouverai jamais Je nage au fil de tes gares Et mon regard s’gare J’vois passer des cafards sur tes bars J’m’accroche aux reverbereTes pigeons manquent pas d’air Et moi de quoi j’ai l’air Paris Paris combien Paris tout c’que tu veux Boul’vard des bouleverss Paris tu m’as renvers Paris tu m’as laiss Paris Paris combien Paris tout c’que tu veux Paris Paris tenu Paris Paris perdu Paris tu m’as laiss Sur ton pav Je marche dans tes rues Qui me marchent sur les pieds Je bois dans tes cafs Je trane ne dans tes mtros Tes trottoirs m’aiment un peu trop Je reve dans tes bistrots ma ville, courage… » Marc Lavoine et Sourd Massi Continuer la lecture de « Paris mon chri/Marc Lavoine -Souad Massi »

Cora Vaucaire

Cora Vaucaire
Dlicate dame de Saint Germain des prs s’est envole avec lt
La disparition de Cora Vaucaire est reste discrte
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Cratrice avant Montand de la chanson de Prevert et Kosma Les Feuilles mortes (enregistres en 1948), elle dfendait ce quelle appelait, lesprit franais des textes qui expriment souvent la joie de vivre et toujours des sentiments forts

Trois fois couronne par lacadmie Charles Cros, elle immortalisa notamment La Complainte de la Butte quelle interprte dans le film de Renoir French cancan en 1955.

Silhouette menue, le sourire clatant, voix claire et diction parfaite, c tait Cora Vaucaire.

Son rpertoire sans concessions, se composait de chansons oublies du Moyen-Age (La complainte du Roy Renaud»), de succs de la Belle Epoque, de textes de potes (Appollinaire, Carco, Aragon), ou dautres interprtes comme Maurice Fanon ou Jacques Debronckart.

Source : Liberation

Sur mon cou / Jean Genet

Sur mon cou, sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et plus grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne,
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.
Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.
Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l’escalier plus souple qu’un berger,
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes.
Ô traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

Extrait de : Le Condamné à mort et autres Poèmes (Poésies/Gallimard, 1999)