C’est en vain/ Mano Solo

frere02-Et je sais que c’est en vain que je mords un sein, que j’embrasse une épaule, que ma peau se frotte et frôle. Et je sais que c’est en vain que mille fois je replonge, sans jamais me mouiller, sans jamais me noyer.

Et je sais que c’est en vain que je dévore la route, pour chaque soir étaler mes crôutes.
Mais tu n’es pas dans la salle, c’est sur une autre scène que tu déballes tes oripeaux et ton pipo.

Et je sais que c’est en vain, y’a plus que des villes sans fleuve, des pays sans femme et sans chien, y’a plus que des ports sans voile et des métros sans bouche.

J’ai oublié ton numéro, mais pas celui qu’on faisait tous les deux.
J’aurais beau chercher une voix sans traverses, un chemin sans l’enfer, j’aurais beau courir plus vite que mon corps et trouver une mort sans cimetière. J’aurais beau chercher des journées sans remords et des boules sans qui-est-ce? J’aurais beau lutter sans forces et abandonner avec violence.

Je sais que c’est en vain, depuis toi, je n’aime rien

Mano Solo

Coup de coeur

Mai et ses longs week-end, invitation à la lecture, à mes sources, mes retours que je vous invite à partager.
Heureuse lecture

Rainer Maria RILKE
« J’implore tous ceux qui m’aiment d’aimer ma solitude »
Les Lettres à un jeune poète ont été écrites entre 1903 et 1908. Rainer-Maria Rilke, depuis sa rencontre avec Lou Andréas Salomé en 1897 à Munich, poursuit sa vie errante. Autrichien né à Prague en 1875, poète de langue allemande, il vivra presque toujours hors d’Allemagne.

LETTRE à UN JEUNE POETE : Éditions Grasset/Les Cahiers Rouges
Extrait : Paris, le 17 février 1903.
Cher Monsieur,
« Votre lettre vient à peine de me ImageShackparvenir. Je tiens à vous en remercier pour sa précieuse et large confiance. Je ne eux guère plus. Je n’entrerai pas dans la manière de vos vers, toute préoccupation critique m’étant étrangère. D’ailleurs, pour saisir une œuvre d’art, rien n’est pire que les mots de la critique. Ils n’aboutissent qu’à des malentendus plus ou moins heureux. Les choses ne sont pas toutes à prendre ou à dire, comme on voudrait nous le faire croire. Presque tout ce qui arrive est inexprimable et s’accomplit dans une région que jamais parole n’a foulée. Et plus inexprimables que tout sont les œuvres d’art, ces êtres secrets dont la vie ne finit pas et que côtoie la nôtre qui passe »…

 

 

 

 

 

Stefan ZWEIG ImageShack
« J’ai personnellement plus de plaisir à comprendre

les hommes
qu’à les juger »

Le VOYAGE dans le PASSE, l’ultime récit de Stefan Zweig
Un petit miracle rectangulaire d’une
centaine de pages!

« Le voyage dans le passé »: Le récit d’un sursis, d’une dernière chance, celle d’embarquer une fois de plus un bout d’imaginaire sur les lignes du célèbre auteur autrichien, disparu il y a presque 66 ans. Le 23 février 1942, Stefan Zweig et son épouse avaient décidé de mettre fin à leurs jours, un an après avoir fui la terreur nazie en s’exilant au Brésil.
L’exil, justement, c’est le sujet de cette ultime histoire. Après dix ans passés au Mexique, un jeune homme s’offre un billet retour vers Vienne pour retrouver son premier, son grand amour. Une femme, mariée, mais le souvenir d’une voix simple et d’un geste calme l’avaient guéri autrefois de son angoisse, lui, rejeton de la pauvreté crasseuse. Avant elle, sans le vernis doré de l’assurance, il se sentait bien trop miséreux pour poser ses pieds d’étudiants sur la moquette épaisse d’un appartement bourgeois. Grâce à elle, et sa tranquille bienveillance, il connut une carrière brillante. Pourtant, leurs retrouvailles vont se briser sous les bottes d’un défilé nazi, écrasé par les roulements de tambours, en juin, dans les rues d’une ville autrichienne. Car si le couple n’a jamais échangé plus d’un baiser, l’Autriche, elle, déjà offerte, a cédé au fascisme.
Brisé une première fois par la guerre de 14-18, cet amour platonique sera broyé par le nazisme. L’espoir anéanti par la noirceur brutale d’une deuxième guerre. Belle allégorie…

Source Evene et Marianne

Alain Bashung

S’en est aller mentir à la nuit !
Le ciel va l’accaparer, mais se laissera t-il attraper par lui ?

Le soleil fait face à nos mille et une pensées, pendant que Bashung
les bottes pleines de questions, part en voyage, un éternel tour de l’univers
Il y a bien la haut un cheval blanc, et un cirque ou toutes les Josephines les mecs
de belle vie sont là a vous attendre. C’est certain
« Ne plus jamais souffrir, juste faire henir les chevaux du désir »
A jamais, a toujours Monsieur

w.fr.music.yahoo.com/blogs/blog_c_ma_tournee/3031/#postcomment

Lise Dest – 15 mars 2009

Hallelujah – Leonard Cohen – Jeff Buckley

http://www.dailymotion.com/video/x33yf1_jeff-buckleyhallelujahflv

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I heard there was a secret chord
That David played and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do you?
Well it goes like this the fourth, the fifth
The major fall and the minor lift
The baffled king composing Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Well your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Baby I’ve been here before
I’ve seen this room and I’ve walked this floor
I used to live alone before I knew you
I’ve seen your flag on the marble arch
But love is not a victory march
It’s a cold and it’s a broken hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Well, there was a time when you let me know
What’s really going on below
But now you never show that to me, do you?
But remember when I moved in you
And the holly dove was moving too
And every breath we drew was hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Well, maybe there’s a god above
But all I’ve ever learned from love
Was how to shoot somedy who outdrew you
It’s not a cry that you hear at night
It’s not somebody who’s seen the light
It’s a cold and it’s a broken hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah …


Traduction

J’entendis qu’il y avait un accord secret
Que David jouait et que cela plaisait au Seigneur
Mais tu ne t’intéresses pas à la musique, n’est ce pas ?
Eh bien cela se passe ainsi, la quarte la quinte
Le mineur tomba et le majeur s’éleva
Le roi déchu composant l’Alleluia

Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia …

Eh bien ta foi était solide mais tu avais besoin de preuves
Tu la vis qui se baignait sur le toit
Sa beauté et le clair de lune te térrassèrent
Elle t’attacha à sa chaise de cuisine
Elle cassa ton trône et te coupa les cheveux
Et de tes lèvres elle tira l’Alléluia

Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia …

Bébé je suis dèjà venu ici avant
J’ai vu cette pièce et j’ai marché sur ce sol
J’habitais tout seul avant de te connaitre
J’ai vu ton drapeau sur la voûte de marbre
Mais l’amour n’est pas une marche de la victoire
C’est un Alléluia froid et brisé

Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia …

Il était un temps où tu me laissais savoir
Ce qui se passait ici bas
Mais tu ne me montres jamais ça, n’est ce pas
Mais souviens toi quand je bougeai en toi
Et la sainte colombe bougeait aussi
Et chaque souffle que nous emettions était un Allèluia

Eh bien peut etre y-a-t-il un Dieu là-haut
Mais tout ce que j’ai jamais appris de l’amour
Était comment blesser quelqu’un avant qu’il puisse le faire
Ce n’est pas un pleur que tu entends la nuit
Ce n’est pas quelqu’un qui a vu la lumière
C’est un Alléluia froid et brisé

Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia …

Braconnages from Paname / ALG

Le Blog « Braconnages from Paname » : http://braconnages.blogspot.com/
De l’esthetisme avant tout, de l’info, du pur et du fatal comme le sourire du meneur de jeu.
Une plume qui flingue qui vise et qui tire en ne se trompant que rarement
Une écriture hurlante, qui étrangle, violente et passionnée.


Même dans nos pires instants de dissonnance je l’ai toujours dit
ALG a une éléguance bien à lui, et j’aime profondément ce qu’il écrit.

Lise Dest

ALG…Qui est il ?
Personne mieux que lui ne sait le définir :
« Un grand rien percuté par la berline saoule de mes émotions. Artistocrate échoué, clodo célinien en haillon Armani, intellectuel de gôche, fanatique de la foi, pistoléro de l’art quasimodesque, socialo suicidé, dandy destroy, détrousseur du tout social, idiot inutile, coco fascistoïde, terroriste de basse-fosse, pouilleux sans Dieux, ni maîtres – sauf les miens !, franc tireur jamais partisan, derviche blasphémateur.
Zorro au cœur qui pleure, qui flambe, fada de la peau.
Qui je suis ?
Un festival de noms d’oiseaux qui, dans les bras d’une Asiat’ féerie,
tire ses cartouches usées sur les névroses du jour. »
ALG

Parution de Arnaud Le Guern : Stèle pour Edern 

Terres de Femmes / encore et toujours

Angéle Paoli