Forteresse / Fugain

L’amour est une forteresse
Dont les murs sont faits de promesses
C’est là que dorment les amants
Cach*s de tout, cachés du temps
Et quand leurs lévres se rejoignent
C’est tout l’univers qui s’éloigne
Autour le silence est parfait
Comme un instant d’éternité
Tourne le… tourne le… tourne le temps
Tout autour des amants…
L’amour est une forteresse
Dont les murs sont faits de tendresse
Aussi fins qu’un papier de soie
Mais qui ne se déchirent pas
La peau et la peau qui se touchent
Les mots qui naissent sur la bouche
Disent tout bas comme un secret
Qu’on peut tout prendre et tout donner
Tourne le… tourne le… tourne le temps
Tout autour des amants…
L’amour est une forteresse
Qu’il faut r*inventer sans cesse
Pour qui oublie de la réver
Elle disparait à tout jamais
Si devant vous des amants passent
Quoi qu’ils se disent ou quoi qu’ils fassent
Ne vous posez pas de question
L’amour a toujours ses raisons
Tourne le… tourne le… tourne le temps
Tout autour des amants…
Tourne le, tourne le, tourne le temps
Tout autour des amants

Michel fugain

 

http://helenegrimaud.artistes.universalmusic.fr/

Parler d’Helene Grimaud, de sa passion sans limite pour la meute, dire cette pianiste virtuose d’exception, rebelle et insolente à la vie, oui cela aurait été possible .
Mais, Xavier Lacavalerie raconte avec tant de pertinence cette femme toujours aux limites d’elle même, que je préfère vous livrer cette article.

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Avec ses failles secrètes, son mal de vivre et ses élans brisés… Ses vols arrêtés comme l’on dit en peinture.
Longtemps Hélène Grimaud s’est singularisée par une inadaptation chronique au monde qui l’entoure.
Etrangère à sa famille « petite-bourgeoise d’intellectuels de bonne volonté ». Le malaise était parfois si fort qu’il lui arrivait de s’automutiler, retournant contre elle-même on ne sait quelle colère ou cherchant à meurtrir un double enseveli dans une douleur sans larmes et sans paroles…

« C’est la musique qui m’a sauvée, dit-elle avec une ombre de gaieté. Je n’étais même pas douée. Mais j’avais pour la première fois une sensation de délivrance, d’évasion. Peu m’importait au fond qu’il s’agisse du piano ? j’étais plutôt attirée par le violoncelle ? mais ma seule angoisse était que ce tourbillon nouveau s’arrête un jour… »

Formée au conservatoire d’Aix, Hélène Grimaud se retrouve rapidement à Marseille chez un pédagogue hors pair, Pierre Barbizet « le premier authentique allié de mon existence »
se souvient-elle ?, avant d’obtenir une dispense d’âge pour entrer au Conservatoire national supérieur, de Paris, dans la classe de Jacques Rouvier.
Une autre aurait été grisée par ce succès rapide et se serait mise à travailler d’arrache-pied pour mériter la confiance placée en elle, petite gamine de 14 ans. Hélène Grimaud, non. Elle est assidue, sans plus, elle traîne, elle se cherche, puisant dans la marginalité et la fréquentation des exclus des forces nouvelles.
« J’ai sans doute plus appris en traînant dans la rue que pendant mes cours de piano »
résume-t-elle, toujours rebelle…
Pourtant, on commence à parler de cette drôle de fille secrète, indocile et précoce, qui agace ou fascine en faisant ses premiers pas : au prestigieux concours Tchaïkovski de Moscou, où elle arrive en demi-finale en 1986 ; dans les maisons de disques, qui tournent autour de ce joli brin de musicienne rêvée pour un plan de communication ; chez les organisateurs de concerts, qui lui donnent plusieurs chances dès 1987, au Midem de Cannes, au festival de La Roque-d’Anthéron, à Tokyo, au Théâtre de la Ville ou à l’Orchestre de Paris.

Hélène Grimaud refuse de brûler les étapes. Elle avance à son rythme, avec la fougue d’une jeunesse qui trouve dans le répertoire romantique un exutoire. Elle idolâtre Schumann, qui devient son frère de souffrance ; elle explore infatigablement Brahms, dont elle aime les emportements (les Sonates de l’opus 2 et de l’opus 5) et les flambées crépusculaires (les ultimes Klavierstücke opus 118 et opus 119). Elle joue à l’énergie, jusque dans l’excès ? de pédale, de rubato ? en ne sacrifiant rien à la poésie et à l’émotion dont débordent ces pages rabâchées. Du tempérament, donc, avant toute chose. Mais dans le respect de la partition, à laquelle elle insuffle une fluidité rare ? il suffit de suivre ses mouvements souples du poignet ou du corps quand elle joue pour s’en rendre compte…

Hélène Grimaud est le contraire de ces virtuoses sans âme que sont devenus les concertistes professionnels, formés à la rude école de la rivalité et des concours. Cette simplicité et fraîcheur d’approche de la musique lui ont en tout cas attiré la sympathie des plus grands, Martha Argerich (piano), Gidon Kremer (violon), Gérard Caussé (alto), qui se bousculent pour faire de la musique de chambre avec elle.

L’avenir ? Elle laisse tomber, sans hésiter :
« Beethoven, Bach, de la musique contemporaine… et la compagnie des loups ! »

Car Hélène Grimaud élève ? le mot est incorrect car il suppose une domestication qu’elle récuse ? une meute de ces redoutables carnivores quelque part dans la banlieue new-yorkaise. Afin de sauvegarder l’espèce… Elle vit au milieu d’eux, mange et dort avec eux, entre ses concerts (une trentaine par an) et ses répétitions. Pour le reste, elle fera comme La Sauvage, de Jean Anouilh, elle ira seule se cogner partout de par le monde…

Source / Xavier Lacavalerie

 

Combien de temps encore? / J.L Dabadie

Chanson de générique du dernier film de Jean Becker
"Deux jours à tuer" avec l’excellent et énigmatique
Albert Dupontel,servant superbement le rôle principal.

Combien de temps…
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien?
Quand j’y pense mon coeur bat si fort…
Mon pays c’est la vie.
Combien de temps…
Combien ?
Je l’aime tant, le temps qui reste…

Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer
Je l’aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais (juste) qu’il n’y a pas longtemps…
Et que mon pays c’est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c’est comme ton pain…
Gardes en pour demain…

J’ai encore du pain,
J’ai encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore…
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d’Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu’à la fin de ma voix…
Je l’aime tant le temps qui reste…
Combien de temps…

Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages…
J’ai tant de gens à voir, tant d’images…
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C’est drôle, les cons, ça repose,
C’est comme le feuillage au milieu des roses…
Combien de temps…


Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m’en fous mon amour…
Quand l’orchestre s’arrêtera, je danserai encore…
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul…
Quand le temps s’arrêtera.
Je t’aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment…
Mais je t’aimerai encore…
D’accord?

Jean-Loup Dabadie
Musique d’Alain Goraguer
Chanté par Serge Régiani (2002)

 

Nancy Sinatra / Bang Bang

 

Quentin Tarentino réhabilite  Nancy Sinatra
en plaçant sa reprise de la chanson Bang Bang (My Baby Shot Me Down)

(écrite par Sonny Bono )
, en ouverture du film Kill Bill.

Une réévaluation de la carrière de Nancy Sinatra semble pouvoir faire de cette dernière, à la fois séduisante et libérée, l’influence majeure d’un grand nombre de chanteuses anglophones ayant oeuvré contre le rôle passif accordé aux femmes jusqu’alors : Sheryl Crow, Debbie Harry (Blondie), Chrissie Hynde (Pretenders) ou encore Gwen Stefani (No Doubt).

Video Title: "Nancy sinatra "bang bang""
www.perfectpeople.net/videos/1455/nancy-sinatra.htm
 

 

 

www.myspace.com/lestouristes

Nel & Les Touristes, c’est de la chanson rock, avec des paroles en français et de la musique en… anglais.
C’est faussement désinvolte et dangereusement précis.
Des racines assez longues qui plongent à la fois dans le terroir hexagonal, vivier de monstres sacrés qui ont ouvert la route à toutes les plumes modernes ; mais aussi outre-Manche et outre-Atlantique, là où l’énergie des guitares étincelantes et des basses qui secouent les tripes donnent l’envie de s’envoler.
Deux veines, ou artères principales, irriguent leurs influences, de la chanson française au rock and roll, teinté de pop anglaise. Avec l’idée de mettre tout ça en harmonie(s),
Une idée élargie de la pop et du rock en français, avec une envie de faire les choses sérieusement, mais surtout sans se prendre au sérieux.

sources : et commande CD musikalouest.com

Bouteille à l’Amer …encore ! a bientôt messieurs

Lise Dest

 

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