Tous les chats meurent les yeux grands ouverts

Ils nous quittent le regard lavé de toute couleur, mais les yeux grands ouverts.
Les chats partent en voyage les yeux grands ouverts, ils emportent un souvenir lumineux d’ici, un fil d’or qui les guidera loin, bien loin là bas.

Photo de Mlle K

Lise de Saint Thibault – Lise Dest – 21 Juillet 2013

Auf Wiedersehen Frau/ Pina Bausch

Pina Bausch
Pina Bausch
Un mardi noir pour la danse : la mort de Pina Bausch

La danseuse et chorégraphe allemande Pina Bausch est morte mardi matin à l’âge de 68 ans. Son décès « inattendu et rapide » est survenu alors que ses médecins avaient diagnostiqué un cancer cinq jours plus tôt, selon le Tanztheater Wuppertal, la compagnie qu’elle dirigeait depuis 1973.

Née le 27 juillet 1940 à Solingen, en Allemagne, Pina Bausch avait commencé ses études de danses à l’école Folkwang d’Essen, dirigée par Kurt Jooss et avait été formée à la Juilliard School of Music de New York. Après avoir dansé au sein du New American Ballet et au Metropolitan Opéra de New York, elle était revenue en Allemagne en 1962.

La chorégraphe avait remporté le prix Laurence Olivier en Grande-Bretagne récompensant une carrière exceptionnelle en danse. Elle avait dansé dans « Parle avec elle », le film de l’Espagnol Pedro Almodovar, et avait aussi monté plusieurs ballets à l’opéra de Paris.

Brigitte Lefèvre, directrice de la danse à l’Opéra de Paris, en réagissant à sa mort: «Tous ceux qui ont travaillé avec elle ne peuvent plus être les mêmes après. Elle a appris aux danseurs à être à l’intérieur d’eux-mêmes, savoir qui ils sont pour danser. C’est à dire au delà de la forme, le fond, qu’est ce qu’on a au fond de soi. C’est cela vraiment le don d’un artiste par rapport aux gens qui le regardent.»

sources : le Monde/Parisinfo/NvlleObs

Hélène Grimaud sauvage et magique

http://helenegrimaud.artistes.universalmusic.fr/

Parler d’Hélène Grimaud, de sa passion sans limite pour la meute, dire cette pianiste virtuose d’exception, rebelle et insolente à la vie, oui cela aurait été possible . Mais, Xavier Lacavalerie raconte avec tant de pertinence cette femme toujours aux limites d’elle même, que je préfère vous livrer cette article.

Avec ses failles secrètes, son mal de vivre et ses élans brisés… Ses vols arrêtés comme l’on dit en peinture.
Longtemps Hélène Grimaud s’est singularisée par une inadaptation chronique au monde qui l’entoure.
Etrangère à sa famille « petite-bourgeoise d’intellectuels de bonne volonté ». Le malaise était parfois si fort qu’il lui arrivait de s’automutiler, retournant contre elle-même on ne sait quelle colère ou cherchant à meurtrir un double enseveli dans une douleur sans larmes et sans paroles…

« C’est la musique qui m’a sauvée, dit-elle avec une ombre de gaieté. Je n’étais même pas douée. Mais j’avais pour la première fois une sensation de délivrance, d’évasion. Peu m’importait au fond qu’il s’agisse du piano ? j’étais plutôt attirée par le violoncelle ? mais ma seule angoisse était que ce tourbillon nouveau s’arrête un jour… »

Formée au conservatoire d’Aix, Hélène Grimaud se retrouve rapidement à Marseille chez un pédagogue hors pair, Pierre Barbizet « le premier authentique allié de mon existence »
se souvient-elle ?, avant d’obtenir une dispense d’âge pour entrer au Conservatoire national supérieur, de Paris, dans la classe de Jacques Rouvier.
Une autre aurait été grisée par ce succès rapide et se serait mise à travailler d’arrache-pied pour mériter la confiance placée en elle, petite gamine de 14 ans. Hélène Grimaud, non. Elle est assidue, sans plus, elle traîne, elle se cherche, puisant dans la marginalité et la fréquentation des exclus des forces nouvelles.
« J’ai sans doute plus appris en traînant dans la rue que pendant mes cours de piano »
résume-t-elle, toujours rebelle…
Pourtant, on commence à parler de cette drôle de fille secrète, indocile et précoce, qui agace ou fascine en faisant ses premiers pas : au prestigieux concours Tchaïkovski de Moscou, où elle arrive en demi-finale en 1986 ; dans les maisons de disques, qui tournent autour de ce joli brin de musicienne rêvée pour un plan de communication ; chez les organisateurs de concerts, qui lui donnent plusieurs chances dès 1987, au Midem de Cannes, au festival de La Roque-d’Anthéron, à Tokyo, au Théâtre de la Ville ou à l’Orchestre de Paris.

Hélène Grimaud refuse de brûler les étapes. Elle avance à son rythme, avec la fougue d’une jeunesse qui trouve dans le répertoire romantique un exutoire. Elle idolâtre Schumann, qui devient son frère de souffrance ; elle explore infatigablement Brahms, dont elle aime les emportements (les Sonates de l’opus 2 et de l’opus 5) et les flambées crépusculaires (les ultimes Klavierstücke opus 118 et opus 119). Elle joue à l’énergie, jusque dans l’excès ? de pédale, de rubato ? en ne sacrifiant rien à la poésie et à l’émotion dont débordent ces pages rabâchées. Du tempérament, donc, avant toute chose. Mais dans le respect de la partition, à laquelle elle insuffle une fluidité rare ? il suffit de suivre ses mouvements souples du poignet ou du corps quand elle joue pour s’en rendre compte…

Hélène Grimaud est le contraire de ces virtuoses sans âme que sont devenus les concertistes professionnels, formés à la rude école de la rivalité et des concours. Cette simplicité et fraîcheur d’approche de la musique lui ont en tout cas attiré la sympathie des plus grands, Martha Argerich (piano), Gidon Kremer (violon), Gérard Caussé (alto), qui se bousculent pour faire de la musique de chambre avec elle.

L’avenir ? Elle laisse tomber, sans hésiter :
« Beethoven, Bach, de la musique contemporaine… et la compagnie des loups ! »

Car Hélène Grimaud élève ? le mot est incorrect car il suppose une domestication qu’elle récuse ? une meute de ces redoutables carnivores quelque part dans la banlieue new-yorkaise. Afin de sauvegarder l’espèce… Elle vit au milieu d’eux, mange et dort avec eux, entre ses concerts (une trentaine par an) et ses répétitions. Pour le reste, elle fera comme La Sauvage, de Jean Anouilh, elle ira seule se cogner partout de par le monde…

Source / Xavier Lacavalerie

les voeux de mon ami Pant’

Bonne Année 2007 !

On se perd, on se retrouve, on repense, on tombe, on se relève
Et nos mots sont toujours plus vifs
On se perd et nos maux aussi
Le temps ne sait faire que l’effet gommant et pourtant à chaque nouvel an

Nous revoilà

On s’espère, on se souhaite, alors

Que ce soit une année de fête, trouvez le temps en vous pour :

Sourire à un enfant chaque jour
Respirer sous les arbres cette atmosphère de si belle planète
Embrasser celle ou celui qu’on aime dès qu’on le peut
Se souvenir que s’aimer soi est indispensable pour aimer l’Autre ce bel inconnu

Et dans une formulation plus classique :

Tous mes voeux !!

ps: Je suis là pour chacun d’entre vous, et chacun d’entre vous a sa place en mon coeur. Soyons humains en 2007.

Pant