Agapi mou c était hier

Tes bras croisés entre les miens comme natte légère au soleil d’été, cœur serré palpitant à la crainte j’ai croisé nos mains en bouclier, sous le vent la foudre malgré tout joué, et la foudre a gagné, j’ai croisé les doigts comme les enfants à la récré, en pluie les promesses ont glissé à la lisière de cet espoir dernier.

Un mot, un seul s’est écrit de lui même.

Petite ( extrait)

« Petite, tu vis là, comme une imperceptible larme cachée entre deux coupons de dentelles. Toi qui vois durant mes heures d insomnie, les poupées d antan que tu manipules avec tendresse, et pourtant, pourtant c est la misère qui frappe à la porte, Petite c était hier, mais quel hier ?

Et ton coeur bat en surround sur mon propre organe qui saigne depuis longtemps sans comprendre , ça tape, ça fracasse, ça brûle, et ma vie est à la marge. Petite tout est à l intérieur, silencieux et tragique, je la connais l’étoffe brodée qui sent la violette, légère comme la soie, lourde comme le poids de ta présence, mais où l as tu déposé ?

Il en va de mes matins légers, de mes regards partagés, vivre pour sortir de la marge. Petite, écartons ensemble veux tu, l’ouvrage à la limite de la séparation des pages, à la seconde prête, juste avant que la colle ne lâche. Petite le temps de l’envol est là, un cris pour vivre. ». 

Petites fleurs têtues.

Petites endormies repliées sur l herbe fraîche, vous êtes lascives puis toniques au petit matin, il me faudrait plus de deux mains pour vous sauver de la frondeuse tondeuse ! Mais petits liserons, tenaces et doux au vent, je vous retrouverais à la prochaine poussée.

« Notre maison brûle »

Et les cris des animaux fuyants, mourants, celui des hommes sous les flammes, l idée du hurlement du feux se gavant avec appétit ! la terre ne nous appartient pas, nous n en sommes que les invités, et nous sommes des assassins