Juste un voile

Juste un voile, pour y cacher rire et chagrin, brumes et petits matins, un voile fin comme des mots éteints, des rêves peints par le jour qui se lèvera demain.

Bach s’offre au Louvre

Un automne égaré dans ma mémoire

Deux violoncelles, se font face et nous parlent de Bach.
Il y a du miel et des voiles de soie sur les pierres et les pavés de la cours carrée, la lumière est caressante à rendre le ciel de Paris éperdument amoureux de l’automne.

#bach#louvre#violoncelle#paris

Au grand départ

A la vague, à l écume glissante, j accrocherais tous mes rêves perdus.

Au jour du grand départ,je serais fille d’algues et d’écumes, danseuse aux marées de toutes saisons.

Au jour du grand voyage, je glisserais entre grains de sable et de folie, amante des tempêtes ou du rivage calme. Naissante, et libre.

Au jour du beau voyage, qu’il sera doux d’effleurer ta main, d’un océan à l’autre, nous serons poissons ou coquillages. Enfin Nous serons !

Au jour de l’ultime plainte, mon ciel aura pris place entre les eaux mystérieuses, devenue pour toi épouse des grands fonds.

Oh, mon secret, mon silence, mon compagnon, nous flotterons unis par la vague naissante, notre étreinte charmera marins et phalènes à la lumiere des grands phares.

Au jour du grand départ.

Lise Dest

Coeur éclaté

Moi qui n’ai pas d’aile, qui n’ai rien d’elle
je pourrai mentir, pour qu’il pose un dernier sourire
face aux mots à detruire.

Moi qui ne connais rien, de cette vie là, de ce monde là
je l’aurai gardé en secret, en amant discret.

Mais demain,

Dans  le vaste marais de cette vie devrais-je noyer d’autres songes ? de nouveaux mensonges ?

Moi qui sais tout de l’absence, je sais taire,  fille de silence je sais me perdre dans de longues et profondes errances.

Moi qui n’ai pas d’aile, qui n’ai rien d’elle
je saurai dire tant de choses, sans m’enfuir, sans souffrir

Mais comment laisser glisser la carte du jeu
Reine, valet, joker s’il le faut, être le fou du roi même !
pour le sentir encore un peu contre mon cœur battant.

Rejouer la partie, et voir les cartes danser, laissant le jeu prévoir des aubes et des lumières.

lise dest

Olivier de Kersauson#kersauson#navigareur

Magnifique texte d’Olivier de Kersauson ❤️
« Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée. Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés. Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a. On se plaint de ce que l’on voudrait avoir. Drôle de mentalité! Se contenter, ce n’est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir vivre. »
Olivier de Kersauson