C’est en vain/ Mano Solo

frere02-Et je sais que c’est en vain que je mords un sein, que j’embrasse une épaule, que ma peau se frotte et frôle. Et je sais que c’est en vain que mille fois je replonge, sans jamais me mouiller, sans jamais me noyer.

Et je sais que c’est en vain que je dévore la route, pour chaque soir étaler mes crôutes.
Mais tu n’es pas dans la salle, c’est sur une autre scène que tu déballes tes oripeaux et ton pipo.

Et je sais que c’est en vain, y’a plus que des villes sans fleuve, des pays sans femme et sans chien, y’a plus que des ports sans voile et des métros sans bouche.

J’ai oublié ton numéro, mais pas celui qu’on faisait tous les deux.
J’aurais beau chercher une voix sans traverses, un chemin sans l’enfer, j’aurais beau courir plus vite que mon corps et trouver une mort sans cimetière. J’aurais beau chercher des journées sans remords et des boules sans qui-est-ce? J’aurais beau lutter sans forces et abandonner avec violence.

Je sais que c’est en vain, depuis toi, je n’aime rien

Mano Solo

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