Si dangereux… Qu’il faut les retenir, les penser, les garder comme légers scintillements, langage abrégé dans un univers ordonné.
Les mots, réinventent ma solitude, comme les instants parfaits
en double reflets, sur la porte solaire d’un cadran imaginaire.
Ils signent à leur façon, d’une marque singulière les heures et les secondes éternelles.

Taire, taire encore
mais comment faire ?
pour garder silence
autour de ce décor
De ces mots
qui changent, et
deviennent étranges

il y a des secrets
des accords muets
qui se promènent
dans les alcôves

Pourtant je suis là
vivante, aux couleurs d’avant
Mais le poison file
dans mes veines
Ce goutte à goutte me tue
Au profond du soir, je voile
chaque espace pour n’être plus
qu’ombre fidèle
Comme un nuage mort
Torture au scalpel
Petites entailles
qui tranchent ma peine
Comme une belle
sans avenir
ferait la roue
pour son amant en mal
d’une peau nouvelle

il y a des secrets
des accords muets
qui se promènent
dans les alcôves

Et, tous ces matins
qui recommencent
sans fin
Auquels il faut s’arracher
cesser de croire
Le voilà le bras de fer
le combat mortuaire
juste une longueur de craie
Pour tout effacer d’un trait

Guérir,
n’être plus seule a attendre
qui ne vient pas
Lui laisser son regard
de solitude
Continuer de respirer
même si l’air ne trouve
plus le chemin

Enfin je serai forte sans masque, pour conjurer
les jours de furie, les songes torpillés. L’ennuie et la colère
s’abandonneront comme, liquide au feu, pour devenir or
Et seule, comme empreinte sur sable mouillé
je flotterai, au dessus l’écume, enfin libre
je pourrai sans crainte,entrer en fiancaille, avec le ciel
et d’une étoile à l’autre, au matin florissant, des retrouvailles
une toile posée sur chevalet céleste, me portera, légère
Comme un nuage mort, sans regret.

Lise Dest 23-07-07




Comments

This entry was posted on Lundi, juillet 23rd, 2007 at 6:41 and is filed under 4-TEXTES. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.
1 Comment so far

  1. Lise Dest on juillet 29, 2007 8:44

    ce texte qui vous paraissait bien triste, Monsieur…
    Peut etre n’était il alors,
    au moment de son écriture, que le reflet troublant, d’une réalité à venir.

    Lise Dest

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