Dans nos nuits…

Il y a dans nos nuits des hommes endormis, seuls, loin de tout souvenir. Dans le froid et le noir, des hommes qui en veulent au soleil de n’avoir pas rendez -vous avec la lune.

Il y a aux portes cochères  de mes amours d’adolescente,
des errances qui font calancher mes envies de sourire.

Au bord de mon fleuve, près de la rive ou je suis née
il y a des terreurs qui me font hurler que l’au  delà c’est déjà ici et très bas.

Demain matin, au pied d’un marronnier effeuillé par l’automne pendues aux lèvres d’un homme évanouie, se sera accroché le givre et la mort.

OUI , c’est evident le soleil a définitivement rompu avec la lune, fiançailles  annulées, laissant dans rupture des hommes et des femmes paumés à la divague
OUI, le soleil à cesser de briller pour ces ombres fatiguées de n’être plus, de être  pas.

Cette  nuit ils en coûtaient bien peu au vent d’hiver, de faire la paix avec les étoiles de prendre rendez-vous sous le halo. Et de passer une bague serpentine au doigt glacé de la nuit. Juste parce que il y a dans nos nuits des hommes et des femmes endormis, seuls, loin de tout loin de tous souvenirs.

©Lise Dest

 

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