Bien au-delà de mes fleuves,
de mes larmes
un paysage partagé, sans arme
Ou glisse encore
ce que certain nomme
Amour
De la boussole,
qui désespère le vide
J’ai gardé les aiguilles…
Comme ils savaient flotter
Sans cadran nos désirs
À chaque instant re-conjugués
Délestés de certitude
Nous les aimions nos mots
Messages sublimes et animal
Sous-entendus…Entendu
Nous aimions la neige,
autant que le vent
Nous aimions les pavés de notre capitale
Papier de Paris
Ou, en lettres majuscules
d’un pas à l’autre
nous taguions une histoire,
notre histoire
Graver les ponts,
griffer les quais
Plus fort que l’or à nos doigts soudé.
Des pants de soie ruisselaient
sur nos nuits
Amants de feutres
Baisers ourlés de perles marines
A en éventrer la nuit,
y transformer les plaies,
en pâleurs humides
Dans le sacré des heures,
il n’existe pas d’enchère au bonheur
Sur l’autel de nos âmes
depuis longtemps saccagées
De coups de gueules,
en coups de reins
Le miroir sans tain n’a plus laissé
qu’une ombre isolée à interroger
Figure de proue de notre naufrage
Flottille d’espérance vaine
Il n’y a plus de rimes à l’amour
Lorsque dans le sombre
et le silence
du ciel s’est décroché,
un voile de cendres,
à disperser
Ignorée par la vie,
accoudée à la mort
Échouée dans la fureur et le désespoir.
Dans une dernière messe
OUI ! j’ai mendié une prière impossible
A en haïr les cloches de notre cathédrale
Courage mon âme.
Lâche ce cœur qui meurt Et part …… Face au vent
Lise Dest - 2005 -
Category:







Creative Commons License