Hommage à mon amie Gabrielle Benoit de Choignard

Le Caffé Greco nous attendra 

Nous nous y retrouverons une autre fois, nous  mettrons nos plus belles ailes, un peu de vert sur les tienne pour rappeler la lumière de tes yeux, nous farderons nos joues, nous adorons tricher avec la vie,                           jamais avec l’amour.

‘’Nous irons à Rome, je te le promets au prochain printemps, à l’automne magique, aux premiers flocons si tu préfères, mais nos irons à Rome 

Et si ce matin, je suis comme feuille-morte devant le grand feu qui t ‘emporte, je me tiendrai debout et m accrocherai à cette chaise pour ne pas te rejoindre.

Tu le sais toi, qu il n y a pas que l amour charnel qui précipite dans le gouffre, tu as rejoins cette lumière tant convoitée depuis si longtemps, et je n ai pas su te retenir au chaud de nos amours de nos tendresses.

Envole toi,   ma belle amie aux ailes jumelles, affole ce ciel qui me parait bien tranquille, fais le danser et rire

Les deux pieds sur cette terre, demain au détour d’un soir tiède et apaisé face à  l’océan  je te verrai  filer, à la nuit étoilée 

Gabrielle Benoit de Choignard

Et si ce soir ma peine est si violente. C’est parce que je t’aime infiniment.

©Texte et photos Lise de Saint Thibault (Lise Dest)

8 réponses sur “Hommage à mon amie Gabrielle Benoit de Choignard”

  1. Je ne connus que trop peu gabrielle. Nous débattions à n’en plus finir, combien son érudition était grande. Elle cherchait inlassablement à faire connaître des artistes peu communs, mais le véritable phénomène c’était elle-même. Gabrielle était une femme de feu, élément qu’elle affectionnait particulièrement, et Nerval l’eût mêlée aux siennes, entre Sylvie et Aurélia, tant son espièglerie et sa détermination étincelaient. « Elle ressemblait à la Béatrice de Dante qui sourit au poète errant sur la lisière des saintes demeures ». Je pense souvent à elle.

  2. Merci a vous,
    Gabrielle est toujours là, etrangement présente, il m’est difficle de la penser dans cet ailleurs qui l’attirait comme phalene a la lumiere, oui c’était une femme hors du commun, j’ai eu la chance d’etre son amie, elle m’avait invité dans sa vie, et de parler d’elle me donne toujours la meme immense émotion.
    Du plus profond de mon coeur elle me manque, comme elle manque a tous les artistes a qui elle accordait temps et affection

  3. Bonjour,

    Je me nomme Sylvain Gautier et fus élève au lycée Camille Sée, dans le XVe arrondissement de Paris. Là, j’eus comme professeur de grec Mme Benoit-Choignard, en 1994-1995. Elle me transmit aussi de premiers rudiments de latin, et me fit découvrir l’histoire des religions, la mythographie, la mythologie comparée, et les travaux de Georges Dumézil. Je… pardon, j’ai peur de reconnaître ici mon ancien professeur… que je cherchais ces derniers jours à recontacter, dans le cadre d’un article touchant à la fois l’archéologie, l’histoire du droit et l’histoire des religions. Cette page n’est pas forcément le lieu pour exprimer ici mes incertitudes. Pardon, encore une fois. Si Gabrielle Benoit de Choignard fut bien Mme Benoit Choignard que je connus au lycée Camille Sée, j’aimerais alors lui dédier les quelques pages que je dois écrire.

    Respectueusement.

    Sylvain.

    1. J ‘ai eu la chance d’ avoir Madame Benoit comme professeur de français en 4 eme ( lycée Voltaire- Paris) j en ai toujours gardé un excellent souvenir.
      Je reconnais,dans les différents témoignages,la femme singulière et exceptionnelle qu elle devait être. Je me souviens de sa grande vivacité d’esprit, son goût de la transmission toujours dans l’excellence. Je ne l’ai jamais oubliée et je garderai toujours en moi l image de cette intelligence fulgurante. Dans mon souvenir, elle était une des rares enseignantes que nous respections énormément .

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