la dernière saison

Mai appartient à la terre
à la boue des enfers
Le bleu de Marie ne sied
En rien à l’instant qui vient

Mai appartient a hier
à demain, a l’éternel passage,
miroir sans tain,
ombre d’un monde incertain

Je sais la vie,
je vois les fleurs
J’aperçois le supplice
servir un ciel d’orage
ou règne la  saison dernière

Mai appartient à la terre
à la boue des enfers
Le bleu de Marie ne sied
En rien à l’instant qui vient

L’ancre est jetée
Paresse de la nuit
plus de bruit,
plus de place
rien que l’espace

Je vois la vie,
je vois les fleurs
J’aperçois le supplice
servir un ciel d’orage
ou règne la dernière saison.

Lise Dest  – Mai 2004

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