Mai appartient à la terre
à la boue des enfers
Le bleu de Marie ne sied
En rien à l’instant qui vient
Mai appartient a hier
à demain,
a l’éternel passage,
miroir sans tain,
ombre
d’un monde incertain
Je sais la vie,
je vois les fleurs
J’aperçois le supplice
servir un ciel d’orage
ou règne la dernière saison
Mai appartient à la terre
à la boue des enfers
Le bleu de Marie ne sied
En rien à l’instant qui vient
L’ancre est jetée
Paresse de la nuit
plus de bruit,
plus de place
rien que l’absence
Je vois la vie,
je vois les fleurs
J’aperçois le supplice
servir un ciel d’orage
ou règne la dernière saison.
Lise Dest 05-07
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