la Forêt de Villefermoy

Te souviens-tu
de la Forêt de Villefermoy?
du fer à cheval et de ce grain de beauté
Poussé entre deux baisers

Le ciel de pâques nous faisait
Les nuages doux
Pas de serment
Juste un moment,
Deux regards qui se touchent

Te souviens-tu
De ma bouche ou de ma voix ?
Pourquoi ce jour
Revient-il en rappel

Déjà les jacinthes sauvages
Déjà nos mains enfermées
Trop vite les fleurs ont poussé
Trop vite nos baisers accrochés

Le poids d’hier c’est fait léger
Comme un brin de beauté
Un grain de folie
Au jour toujours pareil
Sur tes paupières un baiser

Mais pourquoi parler d’amour
de Venise ou de Paris
Il n’y a rien alentour
Que la chaleur de nos mains
qui ne se promettent rien

Te souviens-tu
de la Forêt de Villefermoy
Du fer à cheval et de ce grain de beauté
Poussé entre deux baisers

Depuis j’ai le vertige
Comment sont les arbres
Sur quelle rive nichent
Ce soir les cygnes d’hier

Je m’éloigne à grands pas
En silence, je crie
Pour que tout s’efface
Mais je tombe encore
Dans les rêves d’autrefois

Et je m’allonge sur les feuilles
de la fôret de Villefermoy
Pour la dernière fois

Lise Dest – 02/07/06

Une réflexion sur « la Forêt de Villefermoy »

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