La vie obstinément balance entre ses pas absents

Il était mon bonheur
Le fond de mon coeur
La fine peau de mon existence
C’était tous les temps conjugués
Jusqu’au matin de l’absence

La vie obstinément balance entre ses pas absents
Et se plait à rire aux joies des enfants

Le soir
Toujours l’insupportable espoir
Apercevoir ma part d’espérance

Car c’est bien dans le noir
De ce mois de printemps
Qu’il est parti faire la fête ailleurs
Me laissant à peine vivante
ne me laissant pas le temps d’y croire

Et vous, mains collées au visage
comme deux feuilles d’automne
Vous me dites
Qu’il est temps d’être sage
Qu’il est temps de dire
Que je leur pardonne

Il était mon bonheur le fond de mon coeur
la fine peau de mon existence
c’était tous les temps conjugués
jusqu’au
matin de l’absence

La vie obstinément balance entre ses pas absents
Et se plait à rire aux joies des enfants.

La vie obstinément balance entre ses pas absents
Et se plait à rire et répeter les joies des enfants

Lise Dest

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