Le Noir…

Chromatique,magique, esthétique, magnétique

Couleur d’une surface ne réfléchissant aucun rayon lumineux.
Le noir constitue l’un des 11 champs chromatiques.
Appartiennent à ce champ :
aile de corbeau, noir d’aniline, noir animal, noir de carbone, cassis, charbon, charbonneux, ébène, noir d’encre, fuligineux, noir de fumée, noir d’ivoire, jais, réglisse, sable noir, noir du desepoir …
Soulage … Hartung… Chanel…
Le noir est considéré comme une couleur,
si l’on considère la synthèse additive
(superposition de faisceaux lumineux monochromatiques),
le noir est au contraire une absence de couleur.
Mais si l’on considère la synthèse soustractive, le noir est obtenu
par un mélange de pigments absorbant chacun une longueur d’onde, combinés de manière à toutes les absorber ;
c’est bien une couleur obtenue par mélange.
On oppose ainsi le noir au blanc, puisque le blanc est constitué
de l’ensemble des longueurs d’ondes visible.

horusLes Égyptiens de l’Antiquité donnaient aux couleurs principales une valeur symbolique issue de la perception qu’ils avaient des phénomènes, le noir de la terre fertile, le bleu du ciel ou encore le rouge du désert.
Pour la peinture religieuse, les prêtres n’autorisaient généralement qu’un nombre limité de couleurs : blanc, noir, les trois couleurs de base (rouge, jaune et bleu) ainsi que leurs combinaisons (vert, brun, rose et gris). La peinture se fait par aplat de couleur ; seule la période amarnienne dérogera à cette règle en proposant de subtils dégradés.

Pierre SOULAGES
Né en 1919, Pierre Soulages perd son père en 1924. Dès son plus jeune âge, il est fasciné par les vieilles pierres, les matériaux patinés et érodés par le temps, l’artisanat de son pays du Rouergue et ses âpres paysages, particulièrement les Causses. Il a tout juste huit ans lorsqu’il répond à une amie de sa sœur aînée qui lui demande ce qu’il est en train de dessiner à l’encre sur une feuille blanche : un paysage de neige. « Ce que je voulais faire avec mon encre, dit-il, c’était rendre le blanc du papier encore plus blanc, plus lumineux, comme la neige. C’est du moins l’explication que j’en donne maintenant.

PS

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HANS HARTUNG
Après la mort de son père et face à la montée du nazisme, Hartung quitte l’Allemagne, confiant au passage à Paris quelques toiles à la galerie Jeanne Bucher, pour les Baléares et construit une petite maison sur la côte nord de Minorque. Sans argent, il regagne Paris en 1934, passe par Stokholm puis rentre en Allemagne, à Berlin. N’acceptant pas le régime nazi, il parvient à passer en France et s’installe définitivement à Paris. Il s’y lie avec Jean Hélion et Henri Goetz, rencontre Kandinsky, Mondrian, Alberto Magnelli, César Domela, Miro et Calder avec qui il expose. Entre 1934 et 1938, il peint la série de ses « taches d’encre ». N’ayant pas les moyens de se procurer de quoi dessiner, il s’installe à la terrasse des cafés et commande des cafés crèmes, ce qui l’autorise à demander aussi aux serveurs de l’encre et du papier. Ses premières œuvres consistent en des tourbillons d’encre noire tracés les yeux fermés, destinés à apaiser son angoisse.
Face à de grandes difficultés matérielles, la maladie de sa femme, leur divorce, le retrait de son passeport par l’ambassade d’Allemagne, Hartung bénéficie de l’hospitalité de Goetz et travaille dans l’atelier du sculpteur Julio Gonzalez. En 1939, il s’inscrit sur la liste des volontaires contre l’hitlérisme en cas de guerre et épouse Roberta Gonzalez, la fille du sculpteur. Mobilisé en décembre, il est affecté à la Légion étrangère et envoyé en Afrique du Nord. Démobilisé, il se réfugie avec la famille Gonzalez dans le Lot. Après la mort de Julio Gonzalez en 1942 et l’occupation de l’ensemble de la France, Hartung passe en 1943 en Espagne. Incarcéré, puis placé dans un camp de concentration durant sept mois, il rejoint l’Afrique du Nord et s’engage à nouveau dans la Légion. Grièvement blessé durant l’attaque de Belfort en novembre 1944, il est amputé de la jambe droite. De retour à Paris en 1945, où il est aidé par Calder, il est naturalisé français en 1946, décoré de la Croix de guerre, de la Médaille militaire et de la Légion d’honneur.
Dans les années suivantes, Hartung participe à plusieurs expositions et se fait remarquer par les critiques. Alain Resnais réalise sur lui un film qui est présenté en 1948 en Allemagne et en 1950 à Paris. A partir de 1949, il réalise plusieurs expositions personnelles et fait la connaissance de Schneider, Soulages, Mathieu, Baumeister et Rothko. Il est alors reconnu comme l’un des chefs de file de l’Art informel. Une rétrospective de son œuvre est présentée dès 1952 au musée de Bâle. En 1953, Hans Hartung s’installe à nouveau avec Anna-Eva Bergman, revenue de Norvège, et divorce d’avec Roberta Gonzalez. Il commence d’exposer à la Galerie de France et est élu en 1956 membre de l’Académie des Beaux-Arts de Berlin. En 1957, Hartung se remarie avec Anna-Eva Bergman. Multipliant les expositions de ses peintures, gravures et lithographies, il reçoit en 1960 le grand Prix international de peinture de la Biennale de Venise. À partir de 1961, le procédé du grattage est à l’origine d’un renouvellement de sa peinture.
En 1964, Hartung fait avec Anna-Eva Bergman un voyage en bateau au long de la côte de l’extrême nord de la Norvège et en rapporte des milliers de photographies. À l’occasion de la publication du catalogue de ses gravures, celles-ci sont dans leur totalité exposées à Brauschweig en 1965. De larges rétrospectives de son œuvre sont présentées au Musée de Turin en 1966, au Musée national d’Art moderne de Paris en 1968, puis à Houston, au Québec et à Montréal en 1969, tandis que ses toiles récentes sont exposées à New York. Hans Hartung reçoit le Prix d’honneur de la Biennale de gravure de Ljubljana en 1967, le Grand Prix des Arts de la ville de Paris en 1970. Pour son soixante-dixième anniversaire, le Musée de Cologne lui consacre en 1974 une nouvelle rétrospective et la revue Cimaise un numéro spécial. En 1968, Hartung fait construire près d’Antibes une maison dont il conçoit les plans et où il séjourne en permanence à partir de 1972. D’autres rétrospectives lui sont consacrées en 1975 à Berlin et à Munich, le Metropolitan Museum of Art de New York exposant une trentaine de ses œuvres monumentales. Les éditions Skira publient Un monde ignoré vu par Hans Hartung, avec des reproductions de ses photographies et des textes de Jean Tardieu.

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Mademoiselle CHANEL
Elle est issue d’une lignée de marchands forains cévenols (Ponteils-et-Brésis, canton de Génolhac, Gard). Ses deux parents sont Albert Chanel (originaire du Gard donc) et Jeanne Devolle, (originaire de Courpière dans le département du Puy-de-Dôme).
La mère de Coco Chanel meurt alors qu’elle n’a que 12 ans. Son père l’abandonne alors pour aller faire fortune en Amérique. La jeune fille se retrouve seule avec ses deux sœurs, Julia, 13 ans, et Antoinette, 8 ans, dans un orphelinat à Aubazine, en Corrèze. Ses deux frères sont, quant à eux, placés chez des agriculteurs.
Avec sa tante Adrienne, sœur de son père, elle devient demoiselle de magasin à Moulins, puis chanteuse de music-hall. Elle se produit en spectacle devant les officiers qui la surnomment « Coco ». Ce surnom ne la quittera plus.

La révolution Coco en robe noire
Comment une simple petite robe noire peut-elle changer la vie des femmes ?Cocochanel
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Pour la jeune modiste, 1926 est une année faste qui voit la naissance de bon nombre des tenues emblématiques de la maison.
Gabrielle Chanel impose la « petite robe noire ». En contradiction totale avec la mode de l’époque, elle séduit par sa simplicité. Premiers conquis : les critiques du magazine américain Vogue voient en elle « l’uniforme de la femme moderne ». La petite robe noire est baptisée « la Ford de Chanel », référence au fleuron américain de l’automobile.
C’est aussi en 1926 que Chanel introduit dans ses collections, l’imperméable et le blazer à boutons dorés. Peu à peu, les codes de la maison se mettent en place.

Photo : La petite robe noire, inspirée du sarrau d’orpheline que Coco portait dans son enfance, s’impose dès 1926. (La robe Ford, Vogue 1er Nov. 1926)

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