Le Phare

Category: 4-TEXTES |

Des phares,
j’ai gardé le goût et la chaleur
Cher aux phalènes
Aux humeurs palatines

Des vagues qui cassent le matin
J’ai aimé, le fracas
Fidèle aux marins sans abri

Oui, j’ai rêvé souvent
D’embarquer, pour atteindre
une terre insoumise

De la vie,
seul le vent salé,
a su garder secrètes,
promesses, précieuses
à mon cœur révolté

Certes,
j’ai en vain cherché la vague
qui par le fond,
m’éloignerait de la terre…
Coquillages sirènes et algues brunes
Approchez

Des mots du monde
Je n’ai gardé que la lumière
Aux étoiles, sablier de mon instant
J’y ai réchauffé
ce qui restait d’homme
en moi

Du hasard,
je n’ai rien oublié
Aux marées d’été abandonnées
Eperdument, mes derniers soupirs
J’ai jeté

Un jour la vague convoitée
Franchira le chaos sans drame
Et là ou tu m’as offert…
L’éternité, en caresses de silence
Le compas cessera de donner
La direction,
le sens de la vie.

Lise Dest-06/07




Comments

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5 Comments so far

  1. Angèle Paoli on mai 6, 2007 11:27

    Je me souviens de phares et de longues marches sur les plages aux rumeurs de galets et de vagues. Je me souviens aussi du vent jouant dans nos cheveux et de nos rires encore, insouciants et heureux. Je sais la tentation des algues. Alors, j’arpente les sentiers de la montagne pour échapper aux sortilèges de sirènes profondes. Le ciel infini, griserie profonde de l’âme, donne sens à la vie.

    Tendresses, ma belle.

  2. Lise Dest on mai 7, 2007 9:53

    ……….ce petit texte perdu dans les vagues et qui me perse l’âme
    Merci Douce Angèle d’avoir posé ces mots qui me
    touchent
    Me ramenant aux souvenirs que nous avons en partage

    lisa

  3. Eyonmac on mai 7, 2007 12:02

    Lumineux … comme une main tendue par une âme immobile …

    Bravo Lise, j’aime profondément ce texte

    Amitiés

    Emmanuel

  4. Mikel.benoit on mai 10, 2007 3:12

    C’est beau Lise, très beau

    Tu nous emporte avec toi quand on te lit

    Mikel.benoit

  5. Pant on mai 12, 2007 11:09

    de la vraie distance dans la proximité. Comme le flux de lumière qui porte à l’horizon et rechauffe, éblouit. et je te le dis, souvent c’est dans l’aridité de nos âmes que sortent les textes les plus forts.

    Pant

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