Le Phare

Des phares, j’ai gardé le goût et la chaleur
Chers aux phalènes

Des vagues qui cassent le matin
J’ai aimé, le fracas

De la vie, seul le vent salé,
a su garder en secrets embarqués, promesses dévires précieuses

Certes, j’ai en vain cherché la vague obsedante qui m’éloignerait de la terre ,les soirs de divague je sais avoir dansé aux bras des sirènes.

Des mots du monde
Je n’ai gardé que la lumière
Aux étoiles réchauffé
ce qui restait d’homme en moi

Du hasard, je n’ai rien oublié
Aux marées d’été abandonné, soupirs,routes tracées, espoirs embusqués

Un jour la vague convoitée
Franchira le chaos sans drame
Le compas cessera de fonctionner, alors au beau livre de toute la vie                                                   À la marge les mots enfin l oubli.

Lise Dest-06/07

6 réflexions au sujet de « Le Phare »

  1. Je me souviens de phares et de longues marches sur les plages aux rumeurs de galets et de vagues. Je me souviens aussi du vent jouant dans nos cheveux et de nos rires encore, insouciants et heureux. Je sais la tentation des algues. Alors, j’arpente les sentiers de la montagne pour échapper aux sortilèges de sirènes profondes. Le ciel infini, griserie profonde de l’âme, donne sens à la vie.

    Tendresses, ma belle.

  2. ……….ce petit texte perdu dans les vagues et qui me perse l’âme
    Merci Douce Angèle d’avoir posé ces mots qui me
    touchent
    Me ramenant aux souvenirs que nous avons en partage

    lisa

  3. de la vraie distance dans la proximité. Comme le flux de lumière qui porte à l’horizon et rechauffe, éblouit. et je te le dis, souvent c’est dans l’aridité de nos âmes que sortent les textes les plus forts.

    Pant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *