Mots à maux

Les mots, réinventent parfois la solitude, comme des instants parfaits
en double reflets, sur la porte solaire d’un cadran imaginaire.
Ils signent à leur façon, d’une marque singulière les heures et les secondes éternelles.

Taire, taire encore
Mais comment faire
Pour garder les silences
De ces mots qui changent
Deviennent étranges

il y a des secrets
des accords muets
qui se promènent
dans les alcôves

Sculpture au scalpel
Entailles majuscules qui tranchent ma peine
Comme une belle sans avenir
Ferait la roue pour son amant

il y a des secrets
des accords muets
qui se promènent
dans les alcôves

Et, tous ces matins
Qui recommencent
Sans fin

Le voilà le bras de fer
Le combat mortuaire
Juste une longueur de craie
Pour tout effacer d’un trait

Enfin je serai forte sans masque, pour conjurer
les jours de furie, les songes torpillés.
L’ennuie et la colère s’abandonneront comme, liquide au feu
Pour devenir or
Et seule, comme empreinte sur sable mouillé
je flotterai, au dessus de l’écume, enfin libre
je pourrai sans crainte, entrer en fiançailles avec le ciel.
Et d’une étoile à l’autre, au matin florissant, des retrouvailles
une toile posée sur chevalet céleste, me portera, légère
Comme un nuage mort, sans regret.

Lise Dest –



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