Ce soir je n’en peux plus,
Du corps à l’esprit, vous m’avez écartelé,
Rempli mon âme d’un venin qui lentement
Trace sa route, veine après veine,
Jamais vous ne me fournirez l’anti-dote.
Engloutie, les bras grands ouverts
Offerts à toutes vos perversions,
Je me suis donnée, glacée dans le silence
je me suis perdue, crucifiée à vos refus
Chaque espoir, n’aura été qu’embryon de désir
Je voudrais vous battre, extraire la sombritude
De vos yeux, vous mettre a mort
Guidée, par le plus in quantifiable désespoir.
Vous m’avez contrainte à tous vos secrets,
Araignée d’un amour flou, votre toile a rejoint mes pas,
Submergée par le suc de votre vie,
Le piège savamment construit par votre âme saccagée
ma absorbé mot après mot.
Lorsque votre force domine, les miennes s’éclipsent,
Aspirée où pourrais-je aller ?
Je reste là clouée d’amour, et d’amour fou
Vous pourriez me gommer, me faire disparaître,
Tout ce que vous souhaitez c’est capturer ce corps
Qui n’en peut plus de se donner sans issue
Secouez- moi une fois de plus,
je veux m’enliser et irriguer le sol de mes larmes,
Sable mouvant de souffrance et d’attente,
Grain par grain constituer l’inventaire de vos promesses
Vous y regardez, vous y étouffer de dégoût,
Tombe creusée par vos obsessions.
Ma nuit arrive, franchir une dernière fois l’espace
Qui nous aura scellé et détruit.
Sur le nuancier de ma vie, vous avez réussi à supprimer
Jusqu’à l’ultime couleur, je rejoins le plus profond des trous noirs
Les perséides seules sauront m’entendre.
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