LUI

C’était mon bonheur, le fond de mon cœur
la fine peau de mon existence
Il était tous les temps conjugués
jusqu’au matin de l’absence

La vie obstinément balance entre ses pas absents
Et se plait à rire et répéter la joie des enfants

Le soir,
toujours l’insupportable espoir
apercevoir ma part d’espérance
Réponse dérisoire
à vos rimes insultantes
« d’un temps qui n’aurait pas eu d’existence »

Car, c’est bien dans le noir
du même mois de printemps
qu’il est parti faire la fête ailleurs
Me laissant à peine vivante
ne me laissant pas le temps d’y croire

Et vous, mains collées au visage
comme deux  feuilles d’automne
Vous me dites qu’il est temps d’être sage
qu’il est temps de dire aux hommes que je leur pardonne

C’était mon bonheur, le fond de mon cœur
la fine peau de mon existence
Il était tous les temps conjugués
jusqu’au matin de l’absence

La vie obstinément balance entre ses pas absents
Et se plait à rire et répéter la joie des enfants.


Lise Dest – juin 2009

 

Une réflexion sur « LUI »

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