Mes lettres d’âme

E –
Pour toi j’ai bataillé avec le silence,
écris des pages et des pages,
griffonné des chansons sans musique, pour impressionner le ciel.
Dès fois qu’une nuit, il te soulève de mes rêves pour te poser entre mes bras !
Dès fois qu’au réveil, tes longues mains composent et pianotent
comme aux beaux matins un air sans parole dans mes cheveux !
Dès fois, va savoir que sente à nouveau le café dans la pièce à côté !

Qu’il me pardonne le ciel, je peux saigner, il n’y peut rien
Le temps ne m’a rien appris, l’absence s’obstine et me flingue.
Je suis là, je pense encore à toi, condamnation à vie
la peine maximum, pour cet amour à l’arrache

Il est vain de courir sur ce chemin, le « Luxo » ne fait plus écho
à tes envolées, tes déclarations au Che, je suis devenue sourde
malade de tant d’amour, et que personne ne me dise « c’est comme ça »
non, que personne ne me dise jamais ça.

M –
De la Closerie au Rosebud je ne sais plus le nombre de « m » offerts au vent comme à la neige, au printemps comme a l’hiver.
Ce qui me reste de tant de jours et trop peu de nuits, c’est la vision du « Monde » plié et déposé sur le canapé, ou la chatte venait se lover dans ton cou.
Il ya aussi ta chemise bleue !
oui ta chemise, qui me sert aujourd’hui lorsque je peins,
petit larcin, précieux à mes mains

À trop d’amour, tu as préféré la fuite,
pourtant en bas de la rue Delambre un peu avant noël
souviens-toi de ta promesse, qu’en as-tu fait ?

Les aurais-tu perdus sous le soleil d’Algerie les mots de toujours?
Comment fais-tu pour vivre sans nous ?
Dis ?
Ou as tu trouvé la force,
je ne peux pas.

Deux condamnations d’amour à mort, pour une seule vie.

Puisque tu savais la crainte, ou as-tu trouver le courage de jouer ?
Je ne pouvais t’aimer d’avantage
Je redoute l’arrivée d’avril, et tous ces « m » accrochés à ton prénom.

Ce soir c’est vrai,
vous me revenez en plein coeur,
peut etre parce qu’une fois encore je me sens abandonnée
Pliée de douleur

Ou est il le velour pour me coucher et oublier?
Dormir, surtout ne plus rêver, oh non ne plus rêver.
Mais je vais veiller une fois de plus, par pour vous mes amours.

Pour ELLE,
m’empécher de mettre des rubans de soie bleue autour de ces L

la laisser voler, dans son paradis chercher.

Lise Dest – 25/2/09

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