Ô barbare

Comme il me semble loin
le temps ou je cachai mes
heures d’errance et d’infortune
au cœur de tes sourires

Ayant pour seul et ultime
chemin, celui tracé par les étoiles
Mais,
Je hurle sous la voute
ma défaite de n’être reine
de n’être femme, de te voir
Chevauchant encore
vers les plaines de mon pays

Moi, guide impuissante
d’une meute qui meurt
sous les coups de l’enfer
Il ne reste que lac
Incarnat a tes pieds
dernier soupir
d’une louve
Qui vient de changer de rive.

Ô barbare, la nuit approche
et le soir de nos noces
n’est plus que songe
offert aux plaines d’Andalousie
Mensonge dans les mains
de la nuit, qui se donne
comme une fille sans destin

Regarde, regarde
le ciel qui s’effondre
Le vent n’est plus qu’un
immense sanglot
qui se souvient du parjure
d’Yseult
De la douleur du Roi blessé

Ô barbare, arrête là les étoiles
Qu’elles dessinent enlacées
Une nuit  nouvelle
Pose sur les notes de l’aube
un long silence
Ne prends pas part
au banquet de nos noces

Attila, je hurle
sous la voûte
ma défaite de n’être plus tienne 

lise dest – 05/07

2 réflexions au sujet de « Ô barbare »

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