Le gris tourterelle pour parer au long de l’horizon
d’une lune sans caresse dont mes mains sont en approche
oui ciel tu es sans tristesse l’aube est encore loin
je sais encore que de nos corps l’advenir vient du mot “osons”!

Osons, tu le dis, comme lointain
de nos accords ? aurions nous préférés
le tendre ou la faux du désaccord
des corps ?
aux partitions limpides, osons la cacophonie
de nos envies

De deux lunes
l’autre ma mie me voilà accroché
j’en frôle la pointe d’un doigt demi plié
le froid te heurte je le sais glace est sous ma peau

La lune sais-tu anime, chacun de nos quartiers
et sait veille sur nos pas inversés

Le froid ne fait que garder ce qui me hante
la Douceur chère à mon coeur de louve
toujours là, fidèle à la meute, à la nuit

Fidèle au gris de qui pare ton horizon
masque une île, géographie d’un corps
et le temps marque le décor d’un senestre secret
le poids d’une marge sur une ombre portée
d’oublis te souvenir quand ton coeur est Lion

d’un corps en parturition, en collision
Sommation de la nuit qui s’annonce
Des noires des blanches en accroche
au revers des branches comme illusoire
un vilain regret ne pas sacrifier assez
pour d’autres que tes baisers

Quel est ce ciel qui portera cet opéra
cher à tes doigts, lent de certitude
sinon l’odeur de la fuite incertaine
dans une idée noire se noieront les fauves
au coeur d’un lit qui se dit
peut-être aussi libre que livre

Et

C’est par la fin que là tout débute…

Lise Dest & Pant./Mars 2007




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