Maria Callas / air de la Wally /Alfredo Catalini

« Ebben, ne andro lontana », chanté magnifiquement par Maria Callas : « Je m’en irai aussi loin que l’écho de la cloche sacrée, là-haut dans les neiges éternelles… »


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Cinquième et dernier opéra d’Alfredo Catalani, La Wally demeure un grand oublié du répertoire lyrique. Et pourtant, son héroïne a tout pour séduire notre époque : jeune fille intrépide bien décidée à imposer ses désirs amoureux ou sa volonté de vengeance, Wally recherche la paix dans la solitude des montagnes loin du monde mesquin et violent des hommes. Si le destin ne s’en mêlait pas, l’infini des sommets pourrait suffire au bonheur de celle qui se flatte de n’avoir reçu que « des baisers immortels », ceux que prodiguent le vent, les rayons du soleil, la rosée et les étoiles du ciel… Wally paraîtrait presque moderne avec son désir d’indépendance et son aspiration à vivre en communion avec la Nature. Et elle est effectivement plus proche de nous que nous ne pourrions le soupçonner à première vue. Car nous avons tous entendu au moins une fois son air le plus célèbre « Ebben, ne andro lontana », chanté magnifiquement parMaria Callas :« Je m’en irai aussi loin que l’écho de la cloche sacrée, là-haut dans les neiges éternelles… ». L’immense popularité de cet air sera définitivement assurée par l’utilisation qu’en fit Jean-Jacques Beineix dans son film Diva en 1981 – et bien plus tard Jalil Lespert dans Yves Saint Laurent en 2014. Héroïne méconnue d’un opéra oublié, Wally mérite assurément qu’on la suive à travers les blanches et mortelles étendues de la montagne tyrolienne. A la croisée des différents mouvements qui ont influencé l’art lyrique dans l’Italie de la seconde moitié du XIXème siècle, Catalani signe un ouvrage plein de séduction où la plénitude de la couleur orchestrale, d’influence wagnérienne, vient donner tout son éclat à l’expressivité du chant italien.

Paris magnifié, Paris mon amour

Boulevard Raspail, promenade tranquille, au sol ou la pluie allait accomplir sa funeste action, une première photo Bebel ! Un mot à la craie …rendez-vous de l autre côté du boulevard dimanche, nous avions dépassé le dimanche, cette invitation serait elle encore là ? Mystère, à pas rapides traverser le Raspail et la Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo ! « A bout de souffle » quelle sublime vie sur ce boulevard un peu fatigué ce jour là. Le dessin est émouvant, doux de talent et précieux au bitume. L Art éphémère me touche infiniment, car l artiste abandonne son œuvre au temps, aux pas des passants préoccupés, il laisse vivre le moment, l espace accordé c’est tout simplement un don. Nous avons repris le chemin Denfert Rochereau, Alésia, et les petites rues pour échapper au bruit et aux passants, être seuls avec en tête Bebel et Jean, en bleu peints sur le bitume parisien. ⭐️⭐️

Merci à vous

Jean-Paul Belmondo et jean Seberg – un film de Jean Luc Godard sorti en 1960 –

Le temps qui passe se nourrit de nos traces

Le temps qui passe se nourrit de nos traces
Comme la brise d’avril au marin qui trépasse.
Ne cherchez plus le coquelicot sur la margelle
Pas plus que l’hirondelle dans le bleu du ciel.

Gardons tous les chemins, les rivières les feux de bois
A quoi sert l’horizon s’il n’y a plus de chanson.
Laissons aux marées, les larmes d’autrefois
A quoi sert un sourire s’il n’y a plus de pardon.

Le temps qui passe se nourrit de nos traces
Comme les grands feux d’hiver des soleils d’hier
Ne cherchons plus le tire laissons là, la mitraille
Au bleu du ciel marions hirondelle et colombe

Le temps qui passe se nourrit de nos traces
Comme la brise d’avril au marin qui trépasse
A quoi sert l’horizon s’il n’y a plus de chanson.
A quoi sert un sourire s’il n’y a plus de pardon.

L.Dest