Etienne Roda Gil : Biblio.

Ibertao : roman. – Stock, 1995. – 141 p. – ISBN 2-234-04434-0.

Mala Pata. – Éditions du Seuil, 1992. – 141 p. – ISBN 2-02-014641-X.malapata

libertairecerdLa Porte marine : roman. – Éditions du Seuil, 1981. – 156 p. – ISBN 2-02-005791-3.

Terminé : roman. – Verticales, 2000. – 188 p. – ISBN 2-84335-054-9.

Paroles libertaires. – Recueillies et présentées par Etienne Roda-Gil ; images de Ricardo Mosner. – A. Michel, 1999. – 64 p. – Collection : Paroles. – ISBN 2-226-10138-1.

Heymann, Danièle ; Roda-Gil, Étienne ; Rioux, Lucien. – Julien Clerc. – P. Seghers, 1971. – 172 p.

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La bio consacrée a Etienne Roda Gil
En 2005 un livre sort « Étienne Roda-Gil, l
« le Maître enchanteur »
,
par Philippe Crocq et Alain-Guy Aknin,
aux éditions Flammarion.
Ils retracent la vie de l’auteur, de l’homme, illustrée par de belles photos, notamment de lui et son épouse Nadine artiste peintre, et de sa fille Luisa-Alma qu’il eut longtemps aprés le décès de sa femmme.
Luisa Alma « la petite » qui boulversa la vie d’Etienne.

etienne Roda Gil : Biblio.

 » Dis moi si tu sais comment
consoler vraiment
tous ceux qui t’aimaient?
Dis reviens tu parfois dans ce parc sans moi
tout comme autrefois…. »
l’éléphant est déjà vieux Et.Roda Gil

La peur des mots, la peine de mort

badinter
Le 17 septembre 1981, dbutent l’Assemble nationale les dbats sur le projet de loi sur l’abolition de la peine de mort en France, avec notamment, l’intervention de M. Robert Badinter,
garde des sceaux, ministre de la justice.

Labolition valide par le Snat
l’Humanit – 9 fv 2007, l
es snateurs ont approuv la quasi-unanimit le texte qui grave linterdiction de la peine de mort dans la loi fondamentale de la France. …
PEINE DE MORT nouvelobs.com
C’est la Ve Rpublique cul par-dessus tte ! Libration

L’ASSASSIN ASSASSIN
Paroles: Jean-Loup Dabadie, musique: Julien Clerc
C’tait un jour la maison
Je voulais faire une chanson
D’amour peut-tre
ct de la fentre
Quelqu’un que j’aime et qui m’aimait
Lisait un livre de Giono
Et moi pench sur mon piano
Comme sur un tabli magique
J’essayais d’ajuster les mots
ma musique…

Le matin mme, la Sant
Un homme… un homme avait t
Excut…
Et nous tions si tranquilles
L, au coeur battant de la ville
C’tait une fin d’aprs-midi
l’heure o les ombres fidles
Sortant peu peu de chez elles
Composent doucement la nuit
Comme aujourd’hui…

Ils sont venus pas de loup
Ils lui ont dit d’un ton doux
C’est le jour… C’est l’heure
Ils les a regards sans couleur
Il tait moiti nu
Voulez-vous crire une lettre
Il a dit oui… il n’a pas pu
Il a pris une cigarette…

Sur mon travail tombait le soir
Mais les mots restaient dans le noir
Qu’on me pardonne
Mais on ne peut certains jours
crire des chansons d’amour
Alors j’ai ferm mon piano
Paroles et musique de personne
Et j’ai pens ce salaud
Au sang lav sur le pav
Par ses bourreaux
Je ne suis prsident de rien
Moi je ne suis qu’un musicien
Je le sais bien…
Et je ne prends pas de pose
Pour dire seulement cette chose
Messieurs les assassins commencent
Oui, mais la Socit recommence
Le sang d’un condamn mort
C’est du sang d’homme, c’en est encore
C’en est encore…

Chacun son tour, a n’est pas drle
On lui donne deux trois paroles
Et un peu… d’alcool…
On lui parle, on l’attache, on le cache
Dans la cour un grand dais noir
Protge sa mort des regards
Et puis ensuite… a va trs vite
Le temps que l’on vous dcapite

Si je demande qu’on me permette
la place d’une chanson
D’amour peut-tre
De vous chanter un silence
C’est que ce souvenir me hante
Lorsque le couteau est tomb
Le crime a chang de ct
Ci-gt ce soir dans ma mmoire
Un assassin assassin

JL DABADIE

badinter

France Info a 20 ans

En ce temps-là, les radios dites libres, associatives ou privées, s’imposaient dans le paysage, suscitant l’engouement des auditeurs français, particulièrement les plus jeunes. On s’interrogeait sur l’avenir du service public de la radio, la crise était devant, l’Etat ne voulait plus payer et exigeait des économies et des suppressions de personnel. Un contexte "idéal" pour aller de l’avant !

Roland Faure, entouré de Jérôme Bellay, Michel Meyer, Jean Izard et de leurs équipes, a fermé Radio 7, qui ne fonctionnait pas, et le projet France Info a été dessiné. Les meilleures études de marché promettaient trois points et demi d’audience en cas de succès, et si le réseau d’émetteurs était complet -ce qui n’est toujours pas le cas, et de loin !- sept points occasionnellement. France Info a fait beaucoup mieux. En 1990, pendant la crise du Golfe, France Info touchait pour la première fois les 10 points et se maintient depuis cette époque dans le peloton de tête des radios françaises tous genres confondus.

France Info, c’est aussi une belle équipe, une grille de programmes qui évolue chaque année, enrichit son contenu, propose davantage de chaines/france-info/ecouter/microradios/minisites, montre le monde sous des aspects originaux, inédits dans la presse française : ce sont les Vendredis d’Info… C’est la plus grande équipe de radio-reporters en Europe et dans le monde, c’est l’antenne qui ouvre le plus les yeux, sans être partisane ou transiger avec les règles de déontologie et d’honnêteté qui régissent la profession. Une vrai radio "libre" dont le service public peut être fier, comme ceux qui l’écoutent. Comme le dit Michel Serres, qui chaque semaine observe l’actualité de si haut sur notre antenne : "Quoi de neuf dans les nouvelles ?" Depuis 20 ans, nous pouvons répondre : "France Info !"

Michel Polacco
Directeur de France Info

Nicolas de Stael

Un des artistes les plus influents européens de la période de l’après-guerre

« L’individu que je suis est fait de toutes les impressions reçues du monde extérieur depuis et avant ma naissance. » Nicolas de Stael 1951
nicolas de stael
« …J’avoue faire mal la part de l’inconscient surtout lorsque la raison sert de filtre un jour, alors que le lendemain elle propulse toutes les saletés que nous lui croyons le devoir d’arrêter. Il m’est très difficile de saisir la vérité : c’est plus compliqué et plus simple que nous le pensons, et Dieu sait si toute cette aventure arrive à un pauvre homme, mais je voudrai vous répéter à quel point je crois que lorsque tous les éléments sont là, choix déterminé, attitude passive, volonté d’organiser ordre et chaos, toutes les exigences, toutes les possibilités, pauvreté et idéal, dans les meilleurs tableaux, tout se passe de telle façon qu’on a l’impression de n’avoir même pas son mot à dire (…)Au sujet de l’instinct, nous devons avoir des notions différentes, pour moi l’instinct est de perfection inconsciente et mes tableaux vivent d’imperfection consciente ».
(Lettre au collectionneur Jean Adrian 1945.)

stael peinture
midi

“…la pâte nous semble le schème du matérialisme vraiment intime où la forme est évincée, effacée, dissoute. La pâte pose donc les problèmes du matérialisme sous des formes élémentaires puisqu’elle débarrasse notre intuition du souci des formes. La pâte donne une expérience première de la matière.” (Gaston Bachelard)

Aristocrate, apatride et orphelin, de Staël se tourne très tôt vers la peinture. Il suit les cours de l’Académie royale de Bruxelles en 1932, accumule les voyages en Europe, habité de sa seule folie
« la peinture »
Fou orgueilleux et génial qui masquait tant de failles sous des rires insolents, parade aux blessures d’une enfance brisée par la révolution russe de 1917.
Arrivé en France en 1938; il étudie la peinture auprès de Fernand Léger.
En 1941 il s’installe à Nice où il exécute des toiles dont le réalisme dramatique exprime sa vie misérable et son caractère inquiet.
« Ange » en perpétuelle détresse, empli de violence et de drames.
Sa rencontre avec Braque, en 1943 est déterminante, travaillant sans relâche, il découvre les rythmes simples de la nature et à pénètre l’essence même du réel jusqu’à l’épure, ce qui le conduit
progressivement à l’abstraction.
Nicolas de Staël abandonne délibérément la peinture figurative après 1942, au profit d’une expression libre des valeurs chromatiques.
1943, installation à Paris, de Staël y mène une vie de misère, se consacre entièrement à la peinture abstraite
Les formes géométriques, traits épais noirs qui les cernent ne semblent en rien étrangers à l’art d’Alberto Magnelli ; L’influence de ce dernier a sans doute amené le peintre russe à s’orienter vers l’abstraction.
La personnalité de, de Staël explose dans sa palette de tons sourds qui révèle l’exceptionnel talent de coloriste même le noir était lumière, et la texture unique de ses toiles ont exploré des lignes de force inédites.
Staël, refuse de déguiser son émotion, et va bientôt l’assumer totalement en toute liberté. Peintre aux méthodes de sculpteur, pâte rugueuse et charnelle qui s’étire, se dilue, se fait opaline.
Dès 1952 il peint quelques-unes de ses meilleures toiles : Les Toits, Les footballeurs, Les Musiciens (1052), Les Bouteilles dans l’atelier, Grand nu orange (1953)…

les musiciensles mouettes

Si la matière est bien au cœur de la problématique « Staëlienne », elle est une préoccupation commune aux peintres des années 50, de Dubuffet à Soulages, dont certains furent regroupés sous le nom d’Ecole de Paris. Pâtes stratifiées de Poliakoff, matières tourbillonnantes de Messagier, stries et grumeaux martelés chez Lanskoy (Russe comme de Staël), pâtes épaisses, et rainurées de Fautrier : “La notion même de matière, disait Bachelard, est, croyons-nous, étroitement solidaire de la notion de pâte” (L’Eau et les Rêves).


Nicolas de Staël se tue en se jetant par la fenêtre de son atelier le 14 Mars 1955.
Sa formule de vie « Travailler beaucoup, avec une tonne de passion et cent grammes de patience »


the shelf
l'atelierles bocaux

les voeux de mon ami Pant’

Bonne Anne 2007 !

On se perd, on se retrouve, on repense, on tombe, on se relve
Et nos mots sont toujours plus vifs
On se perd et nos maux aussi
Le temps ne sait faire que l’effet gommant et pourtant chaque nouvel an

Nous revoil

On s’espre, on se souhaite, alors,Que ce soit une anne de fte, trouvez le temps en vous pour :

Sourire un enfant chaque jour
Respirer sous les arbres cette atmosphre de si belles plantes
Embrasser celle ou celui qu’on aime ds qu’on le peut
Se souvenir que s’aimer soi est indispensable pour aimer l’Autre ce bel inconnu

Et dans une formulation plus classique :

Tous mes voeux !!

ps: Je suis l pour chacun d’entre vous, et chacun d’entre vous a sa place en mon coeur. Soyons humains en 2007.

Pant

Arnaud Le Guern/ un texte box, un texte cadeau

Ce texte a t crit par Arnaud Le Guern, à l’poque, il sejourna quelques mois chez moi, quelques mois pour reprendre des forces , dans ce grand appartement qui laissait place des artistes un temps ncessaire leur art. Lise Dest.

Ce texte est un hommage la faon D ALG, je le conserve et le lis avec motion, c tait un joli moment de partages et de dbats, les annes ont spars les etres pas les rendez-vous russis, la Fontaine aux Clerc rsidence du XIII eme arrondissement avait servit de cache Jacques Mesrine et inspir Arnaud Le Guern, Arnaud m a fait cadeau de ce texte, mais les mots n appartiennent qu lui.

Il ny a pas dvnements vrais. Le vrai, cest ce qui relve de lart. Fassbinder

84 rue Mesrine 84 rue Vergniaud 2001

Jamais fatigue de me balader sur les toits, de lorgner les gouttires , en aristochat des hautes asphaltes humides, jai attri sur un balcon rue de la Fontaine-aux-clercs, à Paris au milieu des dcombres de malfrats, dans un arrondissement de gris, de bton, et de troues cristallines entre deux bourrasques ventrues.
A ce comptoir du froid, je suis chez moi.

Cest dune L… de beaut , mlusine aujourdhui hui penche sur le berceau de mes eclats dme nichs au vent dans son manteau de neige.

Tous mes nons parent ce territoire claudiquant qui me renvoie en chos , images, silhouette, carrure et la fait complice du Roi immortel de la Cour des bandits miraculeux : Mesrine Jacques.

Le nom racle, tambourine, plante ses crocs jamais lims dans machine du temps qui ne passe pas, prend toute la place que je laisse. Mesrine balaie lair des lieux et cisaille lair du temps, le flambe comme un vulgaire scribouilleux de scoops. Pour lair du temps, comme pour dautres : une balle dans lpa , une dans la mAchoire, une dernire re dans le bras et la bougie, caresse finale, qui aveugle. Mesrine pas mort videmment, fantme bruyant qui hurle aux loups veills ses tirades Debout les morts de faim ! , Croquez, chers croquants, les chairs dpeces…

…Arpenteur des contres polmiques de Basse-France et peau piques des caracos soyeux, je suis la lettre, au pied beaut de ses tchin-tchin de fanfaron, linstinct de mort magicien du grand Jacques, artiste du braquage, Arsene Lupin de lvasion, Cyrano des annes 70.

Je me repasse la bande archi-connue, je dgage les commentaires kpi de Broussard, et raconte lhistoire de Mesrine. Son corps fascinant dans sa caisse, une BMW, son corps trou, explos de balles et expos aux corbacs, clic-clac kodak, sous les flash grenades, un Che des grands boulevards urbains. Son pitaphe, pour ceux qui croient au grand Ciao, je la pique Edmond Rostand : Philosophe, physicien, Rimeur, bretteur, musicien et voyageur du rien Grand riposteur du tac au tac Amant aussi – pas pour son bien !-
Ci-git Jacques Mesrine Qui fut tout, et qui ne fut rien.

Il fut tout, il ne fut rien, Jacques, comme tous les petits princes pervers au coeur battant, adoubs par des lucioles trinquant la fragilit de la mlancolie.

Les princes, de Bergerac, de Kerangoff, de Pinarellu ou de La Fontaine-aux-clerc, vous savez ceux qui pour amante nont que du rve souffl dans la bulle dun nom Les princes qui, sur le boulevard del sol, disent bye bye grande vitesse au Faron, aux monts pels et crams comme une carcasse fassbinderienne sur un sige avant de BMW. Les princes qui font tourner les tables, connaissent les fins mots des affams et dbarquent au port des fines attaches, la bouche pleine de posie .
Dites-moi, vous, jarrive, je minstalle, Jacques est-il l ? Jattends ta rponse , bella, elle ne tarde pas, tinte, aussi lgre quune lame :

Ciel d un joli gris laissant passer quelques lacrima christi et le souffle fort de Mesrine qui attend au parloir libre de mon balcon une bastos fume de voyou …
Au 84 de sa rue, Jacques arrose, enfile tous ses dguisements , poursuis son histoire, avec pour bande-son, les doigts de Sergue sur le clavier.
Champagne !
A.L/2001

Arnaud Le Guern, romancier, essayistes, diteur -survole d une bibliographie clectique : Stern pour Edern (Picolec) – Du Souffre au Cur ( 2010 ed. Alphae) – Une me damne Paul Gegauff ( 2012 ed. P.G Leroux ) – Bazar Vadim un play boy franais – Adieu aux espadrilles (2015) – Plus de nombreux articles pour Le Figaro, Causeur…