Petite ( extrait)

« Petite, tu vis là, comme une imperceptible larme cachée entre deux coupons de dentelles. Toi qui vois durant mes heures d insomnie, les poupées d antan que tu manipules avec tendresse, et pourtant, pourtant c est la misère qui frappe à la porte, Petite c était hier, mais quel hier ?

Et ton coeur bat en surround sur mon propre organe qui saigne depuis longtemps sans comprendre , ça tape, ça fracasse, ça brûle, et ma vie est à la marge. Petite tout est à l intérieur, silencieux et tragique, je la connais l’étoffe brodée qui sent la violette, légère comme la soie, lourde comme le poids de ta présence, mais où l as tu déposé ?

Il en va de mes matins légers, de mes regards partagés, vivre pour sortir de la marge. Petite, écartons ensemble veux tu, l’ouvrage à la limite de la séparation des pages, à la seconde prête, juste avant que la colle ne lâche. Petite le temps de l’envol est là, un cris pour vivre. ». 

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