Songes, maux roses

Aux songes maux-roses
Aux pétales clairs évanouis
Sur le divan de la nuit

Je rêve à un autre chemin
Sans arme, sans chagrin
Je cherche aux soirs d’octobre
Ce qui pourrait me faire dire
Encore

Aux ailes arrachées des libellules
Flotille fragile sur les rives de l’été
Je choisi le masque pourpre
Le manteau bleu de brocard doré

Assise au fond de la barque
Je cherche à l’acte manqué
Comment décrocher la lune

A la mer qui se prend pour le ciel
Le trompe et lui vole ses arcs
A  la brume devenant
Maitresse de l’écume et du vent

Aux étoiles mortes
Qui donnent le spectacle
Au loup qui hurle
A l’aveugle qui cherche

A tout ce qui fût inconnu
Aux peaux à peaux,
Comme aux mains tenues
A l’insupportable
A la décadence nue
Au plaisir d’être
Au verbe et au paraître

Je cherche aux soirs d’octobre
Ce qui pourrait me faire dire
Encore.

Lise de Saint Thibault – Lise Dest – oct 2009

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