Tango Noir

Tango noir

Pourquoi rire de toi ?
Quand le vent te blesse
Reste en apnée
Sur les étoiles cachées
Juste au bord du trou noir
Pour la rime et l’espoir

Le vent seul seul
A besoin de dompter
La tempête
Toi tu ne fais que plier et prier
Ton repos est proche

À quelques portées de brises claires
Un répit de velours incarnat t’attend
Comme l’âme, légère qui te tourne autour

Oxymore à la vie a la mort !

Les mots zeste de peau
Aux arômes lumineux
Dont seul le corps
Peut en suggérer l’empreinte
Choisir la lisière de ton regard
Y envahir le profond
La magie des iris
Qui aiment à se confondre
Si pres du rivage
Libre et sauvage de ton âme.

Comment je te lis ?
Moi qui ne souhaite qu’unir
Les ombres aux couleurs
En d’ultimes prières
Aquarellées d’une improbable voix

Sous mon décolleté, aux eaux mortes jetées un cœur
Lourd à porter, qui se traîne, pour ne plus s’enchaîner

Voilà comment je te lis
T’aperçois et te devine
Un égarement subtil et flou
Plus encore que ce soleil noir
Qui vient te caresser sans mystère

Quelle ombre pourrait corrompre l’harmonie de cette toile
Quelle note pourrait troubler cet accord trop parfait

Je suis si lasse
Que j’en deviens proche
Si j’aime le lointain dans l’odeur des lys
C’est qu’il me protège des danses en duo

Tango solo, c’est mon imparfait ! mon musc du soir
Sirène décadente au ressac d’un océan amarré a tes vers

Tango noir

Lise Dest

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