Terre de lumiere

Et, la lune dans tous ses quartiers
Observe silencieuse
Amante, qui ne réclame
Aucune fidélité
Cette terre de lumière
Ou rien n’est parfait

Pourtant.
Le sang qui éclabousse
Inonde, et repousse
Coule, en rythme
Dans les profonds sillons
De nos corps en alertes
De nos esprits en saccage
Des barbaries qui se glissent et se hissent
à l’exaltant voltage

Vertiges
pour les plus chanceux
Les fruits murs, collent
Et les mirages de poussières
s’y accrochent
Déguisement pathétique
Des nuits d’Afrique

Jusqu’ou me direz vous
pousser le vice
A la fenetre de nos vies
Ne plus avoir l’idée
Meme du dégout

Ne reste que le murmure
Dire, doucement
A l’oreille de l’aube
Que le silence nous ramène
Au hamac léger
Au vent malin qui fera danser
La dune et grandir la lune
Esperer sans autre fortune
Revoir encore
Les jardins de Babylone

Et, la lune dans tous ses quartiers
observe silencieuse
Amante, qui ne réclame
aucune fidélité
cette terre de lumière
ou rien n’est parfait

Lise Dest

2 réflexions au sujet de « Terre de lumiere »

  1. Et la lune dans tous les sourires,
    qui crie son amour à chaque fois qu’elle est pleine,
    elle le crie son amour à tous les survivants de la nuit,
    amants de l’aube, maîtresses des mots, conteurs de larmes…
    de joie…

    Antoine

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