Tu aurais pu vivre encore un peu /Jean Ferrat nous quitte

… »Tu aurais pu vivre encore un peu, pour notre bonheur, pour notre lumière »…

847630_ferrat_125x125Ce samedi porte le voile de larmes et de révolte
les mots manquent, les mots meurent a leur tour.

Jean Ferrat « un grand bonhomme, un Homme » (dixit mon ami Michel Frenc qui l’a bien connu et a travaillé a ses côtés, une pensée pour vous Michel )

Ce soir la nuit tombe plus vite et le brouillard envahi mon regard, mais pas ma mémoire.
Chez nous Jean Ferrat c’était le dimanche matin sur un electrophone, Potemkine, Aragon, …C’était toute une époque pour tous les gens engagés, le peuple de gauche, le vrai. Il était l’un des très grands

Ferrat c’est aussi la rencontre magique avec Christine Sèvres, une voix de cristal au coeur d’un amour boheme et diamant
Un père juif émigré de Russie déporté à Auschwitz.
L’enfant est sauvé grâce à des militants communistes, ce qu’il n’oubliera jamais.
Aussi prolifique que discret, notamment à la télévision, il a composé et interprété quelque 200 chansons, mêlant textes engagés, hommages à Louis Aragon et déclaration d’amour à l’Ardèche, sa région d’adoption.

Ce soir j’ai le coeur a la nausée, le battement à la divague.
Lise Dest


3 réflexions au sujet de « Tu aurais pu vivre encore un peu /Jean Ferrat nous quitte »

  1. C’était un Homme
    Un homme simplement
    Un cri
    Oui, ouvertement
    Silencieux et révolté
    Amoureux et engagé

    C’était un espoir discret, un combattant a jamais
    Un cri, Oui, un regard a l’arrêt, engagé et secret

    Ferrat, une larme, qui ne sèche pas…

    Un Homme sans carte, avec l’engagement, du coeur, de la réalité
    Combien d’esprits restées libres ont su dire aussi fortement que lui
    ces mots tant utilisés, si mal appropriés : l’Injustice, l’Offense et la l’Abandon des hommes par eux même.

    Une déchirure dans nos ciels Ferrat trace son chemin
    Et se fiche à raison, des mots et des articles. Sùr qu’il a emporté avec lui un peu de sa terre, beaucoup de sa France, et notre chagrin

    Il se peut que les marins du Potemkine, les bléssés de la vie de l’outrance soient en deuil ce dimanche, il se peut que les larmes coulent en secret, et que si l’on voulait bien écouter…se fredonne dans une cuisine, sur un chemin de terre, …
    « Que c’est beau la vie »…

    Moi aussi je l’aimais, et je ne cache pas ma peine

    Lise

    ( il était de la race des poétes, des mots justes, des rimes qui font basculer et le coeur et la vie, il était aussi recueils de textes sur ma table de nuit…Il était aussi cela, et bien plus encore… )

  2. Ferrat: les après déjeuner du dimanche, chanter avec mes deux frères à la guitare pour nos parents …. ses paroles restent imprimées dans ma mémoire, elles sont éternelles, tellement justes, vraies, profondément ressenties. Lui parti, restent ses textes, pour l’éternité. Bon voyage Monsieur Ferrat!

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