Venise souviens-toi d’elle

Sur les ombres à l’envers.                                                                                                                          Comme jeu de maux en plein été
Venise souviens-toi d’elle.
Sous le masque rien de bohème
A l’épaule un ange posé, aux dernières enchères volé.

Elle naît au silence, pue la solitude, le chagrin, la désespérance.
Les ombres sans pitié, s’accrochent à cette madone égarée pour divertir le soleil qui vient.

Déesse et païenne, se donne seule le baptême
fer rouge et hurlant à la main, tatouer la mort qui vient.
Venise souviens-toi d’elle.
Sur les bords de la lagune
Dépose aux premières heures lentement, draps et bas de soie, bijoux de rien, fleurs demies mortes

Sans raison donnée, au soir naissant, à l heure des grandes perditions, balance un ultime requiem, de larmes et de respirations salées.
Pardonne et tourbillonne, déraisonne face au soleil, pardonne encore et encore. Libellule libre abandonne colliers et voiles colorés, puis glisse se damner dans l’obscurité.

Amoureuse, s imagine ange et fatale aux rayons laiteux de lune.
La voilà devenue fleur sur le canal, danseuse sur l’eau souillée, dernier pas de deux, ultime tango, brisé plié son corps supplie les cieux, elle danse encore,.

Venise souviens-toi d elle.

Lise de Saint Thibault – Lise Dest -25/06/07

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