Vertiges

Et, la lune dans tous ses quartiers
observe silencieuse
Amante, qui ne réclame
aucune fidélité
cette terre de lumière
ou rien n’est parfait
pourtant.

Le sang qui éclabousse
inonde, et repousse
Coule, en rythme, dans les
profonds sillons de nos corps
en alertes, de nos esprits
en saccage, des barbaries
qui se glissent et se hissent
à l’exaltant voltage

Vertiges, pour les plus chanceux
les fruits murs, collent
Et les mirages de poussières
s’y accrochent, déguisement
pathétique des nuits d’Afrique

Jusqu’ou me direz vous
pousser « le vice » ?
Marteler plus fort encore
NON !
Dire, doucement
à l’oreille de l’aube
Que le silence nous ramène
au hamac léger,
au vent malin qui
fera danser, la dune
et…
Revoir encore
les jardins de Babylone

Lise Dest 08-2007

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