Voleur d’âmes

Comme il est long
Long à fuir ce souvenir

Qui frôle la mémoire
Comme il est long
Long à fuir le silence du tueur

Combien de temps encore ?
Pour voir partir
Le décalcomani de la peur

Il n’est pas de saison
Pour déposer
Le silence de la terreur

Aucune odeur au désordre
Pourtant
L’âme
Elle
Est bien morte
Et le corps a prit la fuite

Tout était calme
Dans le noir tout était froid
Comme il prend le temps
à mourir le silence de l’effroi

Aucune raison à la terreur
Si ce n’est celle de la voix
Du voleur
Voleur d’âmes
Qui se sert dans l’enfance

Comme il est long
Ce souvenir qui s’agite
Ni mot ni repaire
Juste se taire
Partir avant d’avoir été

Ne plus
Ne pas savoir
Le corps s’est il échoué
en printemps, en Hiver
ou bien en été ?

La mémoire échappée
Dit le toucher
Dit le désespoir
Dit le noir
Au soir de la honte portée

Comme il est long
A fuir
Le moment du vol à l’arraché

Et l’enfance se balance
Paquerettes a éffeuiller
Miettes à écraser
Au manége du jardin
Voiles et rubans
Anneaux
Pour un tour gagné
Aux sortilèges du chagrin

Jouer à la marelle
Du ciel à l’enfer
c’est idem pour le poème

Ne pas
Ne plus pleurer
rester éveillée
Ne pas
Ne plus plus dormir
Surtout
Ne pas en mourir

Comme il est long à fuir ce souvenir

Prendre la craie réinventer
Le ciel et le paradis
ET
Penser à ne jamais en mourir


Lise Dest /21-04-07/ ou 1970 …

3 réflexions au sujet de « Voleur d’âmes »

  1. « Prendre la craie réinventer
    Le ciel et le paradis
    ET
    Penser à ne jamais en mourir »
    … Afficher davantage
    J’ai lu et relu, tristement beau ce souvenir! Magnifique inspiration!

    Main sur le coeur

  2. c est pas très original de te dire que c est evidament très beau , très fort , très toi !! merci Lise c est un réel bonheur de te lire et découvrir tes poésies .
    bernard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *